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Totalement paralysée, cette Néerlandaise communique à nouveau grâce à un implant

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- - Université médicale d'Utrecht

Placé dans son cerveau, des électrodes ont permis à une patiente néerlandaise de parler à nouveau grâce à un ordinateur et un logiciel de synthèse vocale.

Une néerlandaise de 58 ans, qui souffrent d’une sclérose latérale amyotrophique assez avancée et du tristement célèbre locked-in syndrome (ou syndrome d’enfermement), ne pouvait plus ni bouger ni parler, enfermée en elle et incapable donc de communiquer avec le reste du monde.

Grâce à un implant cérébral, des chercheurs de l’université d’Utrecht aux Pays-Bas lui ont permis d’à nouveau se faire entendre et de dialoguer. L'ensemble d'électrodes qui a été placé au cours d’une opération dans son cerveau lui permet en effet de contrôler un ordinateur à synthèse vocale grâce à ses pensées, à ses impulsions cérébrales.

L’implant fonctionne donc comme une sorte de télécommande. Toutefois pour qu’elle fonctionne, il faut que le patient pense qu’il bouge ses doigts, l’activité cérébrale associée à ses pensées est alors traduites en signaux via les électrodes placées dans son cerveau. Ces signaux sont ensuite transmis vers l’ordinateur grâce à un transmetteur sans fil qui a été implanté, lui aussi, sous la clavicule. Le transmetteur et les électrodes sont eux reliées grâce à un fil qui a été placé sous la peau de la patiente. L’ordinateur reçoit alors les signaux transmis et les réinterprète. Ainsi, cette néerlandaise peut composer des mots, lettre par lettre, grâce à un écran placé en face d’elle sur lequel figure un alphabet et à un curseur de souris qu’elle déplace "par la pensée". Le logiciel de synthèse vocale lit ensuite la phrase ou le mot rédigé. Un exercice lent, certes, mais qui lui permet de communiquer à nouveau et avec précision.

"C’est une avancée considérable pour permettre une communication autonome aux patients sévèrement paralysés, dont la paralysie est causée par une sclérose latérale amyotrophique, une hémorragie cérébrale ou un traumatisme", expliquait Nick Ramsey, professeur en neuroscience cognitive à l’université de médecine d’Utrecht.

L’appareil fonctionne 24h/24 et permet à la patiente de demander de l’aide, de participer à une conversation ou de proposer une activité. Le plus important est qu’il est possible de le transporter. Cette Néerlandaise peut donc l’utiliser chez elle ou éventuellement partir en vacances en famille et continuer à se faire entendre, à vivre avec les siens.