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Primaires américaines: et si les "like" Facebook étaient des votes ?

Les résultats aux primaires américaines vues par les abonnés de Facebook.

Les résultats aux primaires américaines vues par les abonnés de Facebook. - FiveThirytyEight

Un site américain s’est amusé à imaginer les résultats aux primaires à partir des mentions "j'aime" récoltées par les candidats sur le réseau social. Le résultat? Une carte interactive qui vaut le détour.

Avec 23% de votes, Bernie Sanders écrase Hillary Clinton qui ne rassemble de 8% des suffrages. Tels seraient les résultats des primaires démocrates si l’on ne prenait en compte que les abonnés Facebook. Le site FiveThirtyEight, spécialisé dans le journalisme de données et affilié au New-York Times, s’est lancé dans la constitution d’une vaste carte interactive représentant les "like" pour les candidats aux primaires sur le réseau social. Et les résultats sont assez surprenants.

Ben Carson candidat star de Facebook

Carson écrase Trump, Cruz, Rubio, Bush et Kasich. Sanders domine Clinton. En nombre de fans sur Facebook, Ben Carson surpasse largement tous les autres candidats. Dans certaines régions, d’autres obtiennent davantage de pouces levés que de votes dans la réalité. C’est le cas pour Rubio, Trump et Cruz en Caroline du Sud, par exemple. Et Bernie Sanders remporte un succès fou dans les villes universitaires. 

La carte a été établie à partir du nombre de "j'aime" obtenus au mois de février 2016 par les pages officielles des candidats, qui en possèdent parfois plusieurs. Si un internaute aime plusieurs pages, son like est comptabilisé pour chacune d’entre elles. Mais s’il plébiscite plusieurs fois le même candidat, son vote n’est comptabilisé qu’une fois.

Cette carte peut-elle être représentative des vœux des Américains ? Sûrement pas ! Si une majorité des Américains ont un compte Facebook, les abonnés sont plus jeunes, avec un plus faible revenu et comptent davantage de femmes que la moyenne réelle des électeurs. Ajoutons qu'il faudrait aussi éliminer tous les "like" réalisés par des robots ou des followers étrangers payés pour augmenter artificiellement leur nombre. Donald Trump semble ainsi être un grand amateur de ce genre de pratiques...

Amélie Charnay