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Ondes électromagnétiques: des limites fixées pour les écouteurs et montres connectées

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La nouvelle réglementation vise à mieux encadrer les émissions d’ondes des accessoires les plus populaires, en protégeant de nouvelles zones du corps comme les bras et les jambes.

Si choisir un smartphone ayant l’indice de débit d'absorption spécifique (DAS) le plus bas n’est pas toujours pertinent, ce chiffre est de plus en plus scruté par les utilisateurs de smartphones. Actuellement, le DAS, qui synthétise le niveau d’ondes maximal auquel le cerveau (DAS tête) ou le corps (DAS tronc) est exposé, doit être inférieur à 2 W/kg. Cette mesure, qui concerne uniquement les téléphones, sera appliquée à d’autres appareils au 1er juillet 2020, rapportent nos confrères de Next INpact.

Une limite de 4 W/kg pour le DAS membres

Dans le nouveau texte sont évoquées “les valeurs du débit d'absorption spécifique des équipements radioélectriques, dont la puissance d'émission est supérieure à 20 mW et dont il est raisonnablement prévisible qu'ils seront utilisés à une distance n'excédant pas 20 cm de la tête ou d'une autre partie du corps humain”.

Autrement dit, seront désormais concernés tous les appareils émettant 20 mW ou plus et utilisés près de l’organisme. Parmi eux, les smartphones, mais également de nombreux accessoires, à l’image des écouteurs sans fil ou des montres connectées.

Autant de produits dont l'innocuité à long-terme est parfois discutée, allant jusqu’à susciter la publication de fausses informations. Début 2019, plusieurs médias avaient ainsi évoqué - à tort - une pétition de 250 scientifiques visant les Airpods d’Apple.

Par ailleurs, la nouvelle législation entend tenir compte d’une troisième mesure pour compléter les DAS tête et tronc: le DAS membre, reflétant l’exposition aux ondes des bras et des jambes - notamment pour les montres et bracelets connectés. Cette fois, la limite légale sera deux fois supérieure et atteindra 4 W/kg.

L’inscription du DAS spécifique aux écouteurs sans fil permettra d’éclairer davantage le choix de l’utilisateur, alors que ces derniers constituent une bonne alternative pour réduire son exposition aux ondes provenant d’un smartphone, à la différence de certains accessoires “anti-ondes” - comme les patchs, souvent coûteux et inefficaces.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech