BFM Business

Suspendu par Twitter, le compte du New York Post engrange 190.000 abonnés

En deux semaines, le compte du New York Post a attiré près de 200.000 abonnés.

En deux semaines, le compte du New York Post a attiré près de 200.000 abonnés. - BFMTV

Le compte Twitter du média américain aura un temps été rendu inactif par le réseau social deux semaines durant, le temps de connaître un regain de popularité.

Il aura en tout et pour tout été rendu inactif du 14 au 30 octobre. Tout ce temps, le compte Twitter du New York Post a fait les frais de la politique de modération du réseau social et ne pouvait plus diffuser d'articles ou d'informations. Il était en revanche toujours possible de le suivre.

Par soutien, provocation ou désapprobation de la "censure anti-Trump" exercée par Twitter, près de 190.000 nouveaux abonnés ont soudainement suivi le compte du média conservateur, montrent des données de l'outil d'analyse Social Blade, relayées par le New York Post lui-même. Soit 10% d'abonnés en plus en une quinzaine de jours.

Deux semaines de suspension

Mi-octobre, Twitter, tout comme Facebook, était venu censurer le partage d'un article du New York Post accusant Joe Biden, le candidat démocrate à la présidentielle américaine, d'avoir aidé un groupe gazier ukrainien, et mettant ainsi le responsable politique dans une position délicate. Le New York Post avait en l'occurrence refusé de répondre à une requête de Twitter, qui l'intimait de supprimer des tweets sur certains éléments piratés.

Le journal conservateur avait en effet publié des e-mails qui auraient été récupérés illégalement sur un ordinateur contenant des messages, photos et vidéos personnelles du fils de Joe Biden, Hunter Biden.

Or, ce type de contenus contrevient aux règles de Twitter, sur deux points en particulier: le réseau social modère les contenus liés à la publication de données personnelles (e-mais, numéros de téléphone) mais aussi à des éléments piratés.

"Nous ne voulons pas encourager le piratage en autorisant la diffusion de documents obtenus illégalement", avait alors expliqué l'entreprise, juste après avoir bloqué le partage de l'article. Elle a toutefois décidé de faire évoluer les règles: désormais, les contenus piratés seront censurés uniquement s'ils sont partagés par les pirates eux-mêmes.

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech