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L’Apple Watch pourrait bientôt surveiller votre sommeil et analyser votre santé

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Le géant californien préparerait de nouvelles fonctionnalités pour sa montre connectée, avec l’objectif de non seulement récolter vos données pour vous permettre de suivre votre activité mais également de vous donner des conseils médicaux.

Il suffit d’avoir suivi l’introduction de la Watch Series 2 pour savoir qu’Apple met désormais les bouchées doubles sur le fitness et la santé. Et la tendance n’est pas prête de s’arrêter, le géant de Cupertino chercherait en effet désormais à faire en sorte que vos données de santé puissent servir à vous donner des conseils mais aussi à permettre à votre médecin de mieux suivre votre dossier.

Encore plus de champs d’observation

Et le meilleur moyen d’arriver à cet objectif est d’enrichir la Watch en fonctionnalités. C’est dans ce contexte que les équipes de Tim Cook seraient en train de préparer de nouvelles applications pour la montre connectée, indique Bloomberg.

Ainsi, la Watch pourrait se voir prochainement dotée d’une fonction de suivi du sommeil. Une autre application permettrait de mesurer la condition physique de l’utilisateur en mesurant le temps pris par le cœur pour revenir à un rythme normal après un effort. Pour l’heure, la Watch peut mesurer la fréquence cardiaque de son utilisateur mais n’en tire aucune conclusion.

Pas un objet médical

Mais les capteurs ne sont pas forcément la limite. Apple pourrait en ajouter d’autres à sa Watch pour suivre notre activité et notre santé, mais cela imposerait plusieurs contraintes. L’introduction de davantage de capteurs pour transformer sa montre en produit véritablement médical imposerait à Apple de répondre aux exigences de la FDA, l’agence de santé américaine. Ainsi, la montre devrait être totalement indépendante de l’iPhone, ce qui implique l’ajout d’un module 3G/4G. Ensuite, l’autonomie devrait être garantie à au moins une journée.

Sans compter que cette complexité ne rendrait pas forcément beaucoup plus de service à une majorité d’utilisateurs. Au-delà du capteur cardiaque, l’accéléromètre permet déjà de suivre une bonne part de nos mouvements. Un module pour mesurer la quantité de sucre dans le sang n’aurait d’intérêt que pour un petit pourcentage d’utilisateurs potentiels.

Construire une plate-forme « universelle »

En définitive, Apple semble vouloir faire de son HealthKit et de toutes les applications qui l’utilisent un vecteur d’amélioration des diagnostiques. Cette nouvelle approche (logique, au regard de la stratégie d’Apple) pourrait faciliter la vie des médecins et résoudre certains problèmes du système de santé, au moins aux Etats-Unis.

Un des soucis est notamment l’interopérabilité des différents systèmes et bases de données utilisés dans le domaine de la santé. Or justement, Apple a racheté en début d’année une jeune société, Gliimpse, spécialisée dans l’extraction des données provenant de bases de différents formats, ce qui permet de regrouper ensuite les fichiers en une seule et même structure. La question est désormais de savoir quand le HealthKit d’Apple va être amélioré et permettre ses évolutions.

Il est certain qu’une fois encore le géant de Cupertino travaille à l’intégration de son écosystème, de ses technologies. Il étend malgré tout son expérience au-delà de l’habituel couple matériel/OS en ouvrant un nouveau champ, celui du service en ligne. Des services qu’Apple met de plus en plus en avant, qu’il s’agisse de son Apple Music ou de son stockage dans le Cloud. La santé est un marché colossal, qui pourrait gagner à se frotter à l’art de la simplification d’Apple. Et tout aura commencé avec la Watch.