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AlphaDog, le robot chien de Google réformé par l'armée américaine

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C’est Skynet qui en prend pour son grade. AlphaDog, le robot quadrupède conçu pour porter des charges pour aider l’infanterie américaine a été jugé trop bruyant lors de grande manœuvre dans le Pacifique.

Sans doute couvert par la bande originale, le craquement des crânes sous ses pieds ou le claquement des armes, Terminator n’a jamais été jugé trop bruyant pour pouvoir aller au feu et assujettir l’humanité.

Une tondeuse sur pattes

AlphaDog, en revanche, n’a pas cette chance. Kyle Olson, porte-parole du Corps des Marines, a ainsi déclaré au site Military.com : "quand les Marines l’'ont essayé, un des enjeux était de découvrir les possibilités offertes en fonction des limitations inhérentes au robot. […] Ils l’ont pris comme il était : un robot bruyant qui va faire connaître leur position".

Mais le bruit de moteur de tondeuse que produit le Legged Squad Support System, LS3, l’autre petit nom d’AlphaDog, n’est pas le seul problème rencontré. La question des réparations s’est également posée. Aucune solution n’a été apparemment trouvée, ce qui a compromis davantage la carrière militaire du robot. 

La fin après de cinq ans de développement ?

Un premier contrat signé en 2010 par Boston Dynamics, désormais propriété de Google, et la DARPA, avait accordé 32 millions à la jeune société pour développer un robot porteur capable d’évoluer avec des unités d’infanterie, même sur des terrains accidentés.

Après deux ans et demi de développement, un second contrat de 10 millions de dollars avait été signé pour permettre à ce robot quadrupède, conçu pour porter des charges pouvant excéder les 200 kilos, d’être testé dans les conditions du terrain. C’est dans le cadre de ce nouveau contrat signé en 2013 qu’AlphaDog s’était vu doté d’une alimentation plus discrète et d’une structure plus résistante à des tirs provenant d’armes légères.

L’année dernière, le robot de Boston Dynamics avait connu son heure de gloire en participant à des manœuvres dans le Pacifique. C’est à cette occasion qu’AlphaDog a démontré qu’il était capable d’obéir à des ordres oraux mais a également faire la preuve de ses limitations.

Il est fort possible que Boston Dynamics continue d’améliorer le modèle et que les progrès des batteries électriques lui permettent de se passer d’un moteur à explosion ? AlphaDog n’a donc sans doute pas dit son dernier mot.

Spot, son petit frère, qui fonctionne avec une alimentation électrique et est donc plus discret, s’est mieux tiré de sa confrontation avec le terrain. Il devrait pouvoir servir d’éclaireur afin de préserver les soldats.