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Le compte Twitter de Kanye West suspendu par Elon Musk après ses déclarations sur les nazis

Le nouveau patron du réseau social justifie cette décision par une violation des règles relatives à l'incitation à la violence de la part du rappeur américain.

Elon Musk a annoncé vendredi 2 décembre que le compte Twitter de Kanye West, également connu comme Ye après son changement de nom l'an dernier, serait suspendu en raison de violation des règles de la plateforme. La décision a été actée quelques minutes plus tard avec la suspension du rappeur américian pour "incitation à la violence".

"J'ai fait de mon mieux. Mais il a encore enfreint nos règles contre l'incitation à la violence", répondait Elon Musk à un utilisateur qui lui demandait de "réparer Kanye".

Des propos élogieux sur Hitler

La décision a été prise après la publication d'une image représentant une croix gammée entrelacée avec une étoile de David, a annoncé le patron du réseau social. Peu de temps après, Kanye West a partagé une photo du nouveau dirigeant de Twitter en maillot de bain sur un bateau où l'agent de stars Ari Emanuel l'arrose. En commentaire, l'artiste américian écrivait: "Rappelons-nous que ceci est mon dernier tweet."

"Pour clarifier, son compte a été suspendu pour incitation à la violence, pas pour une photo peu flatteuse de moi arrosé par Ari", a précisé Elon Musk.

La veille, jeudi 1er décembre, l'artiste américain faisait une nouvelle fois polémique en tenant des propos élogieux au sujet d'Adolf Hitler et des nazis lors d’une interview pour l'émission "Infowars" avec le présentateur américain complotiste Alex Jones, comme le rapporte RollingStone. Ces déclarations ont terminé de convaincre le réseau social Parler de refuser la proposition de rachat du rappeur.

Kanye West avait déjà été mis à l'écart du réseau social début octobre. Là encore, des déclarations jugées antisémites avaient été à l'origine de la suspension du compte Twitter de l'artiste. Néanmoins, il avait bénéficié de la clémence d'Elon Musk, qui a réhabilité plusieurs utilisateurs, dont l'ancien président américain Donald Trump, avant de proclamer une "amnestie générale". Le tout en se passant de l'avis d'un conseil de modération, toujours inexistant, pourtant promis après son rachat de l'entreprise.

Pierre Monnier avec Reuters