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Bientôt des alertes attentat géolocalisées dans les applis mobiles des Parisiens

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Un nouveau système permet de prévenir les utilisateurs de smartphones au travers des applications mobiles qu'ils utilisent déjà. Une première expérimentation a été validée avec l'application Vélib'.

Afin de multiplier les chances de prévenir le grand public en cas d’attentat, la ville de Paris et la préfecture de police expérimentent depuis juin 2016 un système d'alerte géolocalisé qui peut s’insérer dans des applications mobiles tierces existantes.

Selon Le Parisien, un premier prototype baptisé "API-Alerte" est actuellement expérimenté dans une version test de l’application Vélib', qui permet de situer sur une carte les bornes de bicyclettes en libre-service dans la capitale. En cas d'alerte, l'utilisateur verra alors – lorsqu'il consultera cette application – un polygone rouge se dessiner sur la carte pour désigner l'endroit à risque. Par ailleurs, s'il s'approche de ladite zone, une notification s'affichera sur l'écran avec des indications sur les comportements à adopter.

Selon les autorités, l'expérimentation est un succès. La version "sécurisée" de l'application Velib devrait bientôt être mise en service. Toutefois, aucune date de disponibilité n'a été annoncée pour l'instant. Dans un second temps, d'autres applications mobiles devraient intégrer ce nouveau système d'alerte, comme celles de la SNCF ou de la RATP. A priori, n'importe quelle application mobile pourrait intégrer ce module, à condition qu'elle utilise la fonction de géolocalisation et que l'éditeur est d'accord.

Un système créé lors d'un hackathon parisien

API-Alerte a été imaginé en janvier 2016 à l'occasion du hackathon "Nec Mergitur". Organisé par la ville de Paris à l'Ecole 42, cet événement avait réuni plus de 400 participants autour d'une quarantaine de projets relatifs à la sécurité. Parmi eux, 10 ont été sélectionnés par un jury dont API-Alerte.

Ce nouveau système est présenté comme un complément à l'appli mobile SAIP, qui a été lancée en juin dernier par le ministère de l'Intérieur et qui permet, elle aussi, de diffuser des alertes géolocalisées sur les téléphones mobiles. L'efficacité de ce service a toutefois été mise en doute à la suite de l'attentat de Nice en juillet dernier, où les alertes n'ont été diffusées que plusieurs heures après l'horrible massacre. En septembre, en revanche, l'application a été trop rapide, diffusant immédiatement des messages aux utilisateurs présents dans le quartier des Halles, alors qu'il s'agissait en fait d'une fausse alerte.