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Cinéma: l'emploi dans les effets spéciaux à son plus haut niveau depuis dix ans

Détail de l'affiche de Taxi 5 de Franck Gastambide.

Détail de l'affiche de Taxi 5 de Franck Gastambide. - EuropaCorp

A la traîne sur les effets spéciaux au niveau mondial, la France rattrape son retard et le secteur ne cesse de croître... et de recruter!

Ces derniers temps, le CNC n'annonce que des bonnes nouvelles. Après la publication des bons résultats des films français en 2018, le Centre national du cinéma (CNC) communique sur l'emploi dans le secteur des effets spéciaux, qui a bondi de 17% en 2017. Il atteint ainsi son plus haut niveau depuis 2007, précise l'étude annuelle réalisée par le CNC et Audiens.

1000 emplois créés en dix ans

La filière "effets visuels numériques" (ou VFX pour Visual Effects) comptait en 2017 près de 4000 emplois, soit une hausse de 556 emplois par rapport à 2016, selon cette étude annuelle sur l'emploi dans la filière. En dix ans, plus de mille emplois ont été créés dans ce secteur, qui a enregistré aussi une hausse de 64% des créations d'entreprises, a ajouté le CNC dans un communiqué.

"Le plan Effets Visuels, lancé par le CNC début 2017, produit déjà ses effets", s'est félicité la présidente du centre Frédérique Bredin, citée dans le communiqué. Aux premiers rangs mondiaux dans l'animation, mais à la traîne dans les effets spéciaux numériques, la France avait annoncé début 2017 de nouvelles mesures fiscales et un plan sur trois ans pour développer le secteur. Avec ce plan, le CNC voulait notamment encourager les productions qui y ont recours, avec la création d'une nouvelle aide, et accompagner la structuration industrielle du secteur.

10 millions d'euros consacrés aux oeuvres les plus ambitieuses

Dans le cadre de ce plan, les aides attribuées par le CNC aux oeuvres les plus ambitieuses en matière d'effets visuels sont passées de 7 millions d'euros en 2016 à 10 millions en 2017. Quinze projets français ont pu en bénéficier en 2018, dont "L'Empereur de Paris" de Jean-François Richet et "Taxi 5" de Franck Gastambide, souligne le CNC.

En 2017, le secteur comptait 23% d'emplois permanents (CDI, CDD) -la plus haute part depuis dix ans- précise l'étude, contre 76% d'intermittents. Les femmes ne représentaient que 30% de l'effectif total. Mais la présence des femmes s'est renforcée: elle a progressé de 56% en dix ans.

Hugo Baudino avec AFP