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Catastrophes naturelles: un drone capable d'identifier les cris pour sauver des vies

Pour sauver plus rapidement les survivants de catastrophes naturelles, des chercheurs ont mis au point un drone capable de les localiser grâce à leurs cris.

Une équipe de chercheurs allemands de l'institut Fraunhofer FKIE a développé un nouveau concept de drone sauveteur, qui réagit aux cris des humains.

Comme l'explique le Washington Post, l'idée est de pouvoir agir le plus rapidement possible lorsque survient une catastrophe naturelle. En cas de tremblement de terre, par exemple, les personnes enfouies sous des décombres sont sauvées par des équipes de secours et leurs renforts canins. Un drone capable de localiser des cris humains serait, selon les chercheurs, en mesure d'agir bien plus rapidement.

Le drone allemand pourra reconnaître les cris
Le drone allemand pourra reconnaître les cris © Franhofer FKIE

Les drones sont bien plus rapides que les humains

Les drones peuvent couvrir une zone bien plus large en moins de temps que les secours ou les chiens entraînés qui évoluent au sol. Si un immeuble s'est effondré, le drone peut alerter et assister les secours. Il peut également voler jusqu'à des zones impraticables pour les humains", explique Macarena Varela, l'une des ingénieures de l'équipe.

Pour mener à bien ce projet, les chercheurs ont enregistré toutes sortes de son pouvant être signe de détresse, comme des cris ou des clapements de main. Ils ont ensuite entrainé leur prototype à les reconnaître.

De premiers tests à succès

Un système de micro avancé, placé à des endroits stratégiques, permet de localiser la source de tels bruits. Les premiers tests sur le terrain ont été un succès. "Le drone a été capable d'estimer la localisation d'une victime en à peine quelques secondes après avoir capté le son", explique Varela.

A terme, l'équipe allemande devra étudier différents critères sonores pour pouvoir repérer le plus efficacement possible les survivants.

Cette technologie est déjà utilisée en cas de catastrophe naturelle, mais l'usage de drone se limitait jusqu'ici à des photos aériennes des zones sinistrées, permettant parfois l'identification de signature thermique des personnes en danger.

L'extension de ce potentiel est déjà l'objet de nombreuses recherches. L'université de Washington travaille par exemple sur un drone capable de repérer à l'odeur des potentiels survivants.

Victoria Beurnez