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Violences à Paris: au moins 287 interpellations

Une manifestante arborant un gilet jaune, interpellée samedi matin, sur les Champs Elysées.

Une manifestante arborant un gilet jaune, interpellée samedi matin, sur les Champs Elysées. - Lucas Barioulet - AFP

A la mi-journée, au moins 270 personnes ont été interpellées à Paris, selon des chiffres de la préfecture de police. Des violences ont éclaté dès 9 heures à proximité des Champs-Elysées.

Au moins 270 personnes, dont une grande majorité sur la place de l'Etoile, ont été interpellées à Paris ce samedi matin, selon un décompte provisoire, fourni peu après midi par les autorités auprès de BFMTV. A 19 heures, près de 200 personnes sont en garde à vue.

"Mon parquet veillera à engager des poursuites devant le tribunal correctionnel contre tous les auteurs des faits de violences et de dégradations constatées qui seront identifiés, et à ne pas laisser impunies les exactions inacceptables qui ont été commises à Paris", a indiqué le procureur de Paris, Rémy Heitz.

Les premières violences ont éclaté avant 9 heures quand des manifestants ont tenté de forcer un barrage filtrant en haut des Champs-Elysées. Les forces de l'ordres présentes ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogènes et des lances à eau. Selon la préfecture, entre 500 et 600 personnes étaient réunies à cette heure sur la place de l'Etoile. 

Place de l'Etoile évacuée

Au total, Laurent Nunez, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur comptabilise "3000 casseurs" rassemblés place de l'Etoile, à midi. Un groupe a encerclé la tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe. Cette place a été totalement évacuée mais les violences se sont déplacées aux abords alors que de nombreuses personnes veulent pénétrer sur le secteur. 

Les manifestants, très bien équipés de casques, cagoules, masques ou lunettes de protection, se sont alors rabattus sur les avenues adjacentes, avenue Mac Mahon, avenue Friedland ou encore avenue Hoche. En parallèle du rassemblement pacifique d'un millier de gilets jaunes selon notre journaliste sur place, un autre groupe de manifestants aux visages masqués et portant des masques à gaz s'en sont pris aux policiers avec de la peinture jaune.

Pillages

Un petit groupe a tenté de forcer le passage aux amonts des Champs-Elysées refusant de se faire fouiller. D'autres manifestants ont tenté de se saisir de barrières pour former une barricade. Certains protestataires s'en prennent également aux véhicules de gendarmerie, à l'aide de projectiles. Contre les projectiles, les forces de l'ordre ont opposé des jets de gaz lacrymogènes. Malgré l'évacuation du rond-point, des individus ont réussi à atteindre le toit de l'Arc de Triomphe.

Le bilan des interpellations ne cesse d'augmenter au fil de la journée alors que les violences se sont propagées dans tout ce quartier du VIIIe arrondissement. Avenue Kléber, avenue Foch, avenue Hoche, rue Washington, rue Beaujon, rue de Rivoli... De nombreux véhicules ont été incendiés, des vitrines, des banques ont été détruites par les perturbateurs. Des pillages sont en cours avenue Kléber.

Détentions d'arme prohibée

Si le détail n'est pas encore connu, plusieurs interpellations concernent des détentions d'arme prohibée, comme des marteaux ou des frondes. Samedi dernier, certains manifestants avaient dans leur sac des couteaux, des vis, des poings américains ou des marteaux. Le profil des personnes interpellées n'est pas connu, même si à la préfecture de police de Paris, on reconnait avoir identifié des membres de l'ultra-droite.

D'après un tout premier bilan de la préfecture de police de Paris, peu avant midi, les autorités dénombrent 110 blessés, dont 17 parmi les forces de l'ordre.

E.P. avec Cécile Ollivier