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Société

Une "très haute responsabilité": Claude Chirac raconte son rôle d'aidante auprès de ses parents

Claude Chirac à Paris, le 25 septembre 2020

Claude Chirac à Paris, le 25 septembre 2020 - THOMAS COEX / AFP

La fille de Bernadette et Jacques Chirac raconte avoir endossé le rôle d'aidante, qu'elle qualifie de "métier", auprès de ses parents âgés en difficulté.

"Un métier très technique, de très haute responsabilité." Claude Chirac est revenue ce mercredi matin sur la situation d'aidante qu'elle a endossée auprès de ses parents âgés et malades. Elle intervenait sur France Inter aux côtés de la secrétaire d’État aux Personnes handicapées Sophie Cluzel, qui vient de publier le livre La Force des différents, dans lequel la fille de Jacques Chirac - mort en 2019 - et de Bernadette Chirac témoigne.

Les aidants sont des personnes qui "soutiennent un proche en perte d’autonomie pour des raisons liées à l’âge, à un handicap, à une maladie chronique ou invalidante", explique le site du gouvernement, qui estime leur nombre à 8 ou 11 millions en France.

"La vie d'une personne fragile est entre vos mains"

Être aidant, "c'est presque un métier qui est, bien entendu de valeur, de conviction, d'engagement, mais c'est aussi un métier très technique, de très haute responsabilité, parce que la vie d'une personne fragile est entre vos mains quand même à certains moments", déclare Claude Chirac.

"L'aidant devient un professionnel. On est amené, et c'est parfois difficile, à poser des actes, à prendre des décisions qui relèvent en réalité de professionnels."

Elle explique que certaines famille "font le choix d'une institution", car elles ne peuvent parfois pas s'occuper de leurs proches. Elle a pu être aidante à plein temps avec ses parents "grâce à (son) mari, à son soutien moral, affectif et matériel aussi, mais cela n'est pas donné à tout le monde".

Le rôle d'aidante de Bernadette Chirac

Claude Chirac raconte également avoir vu sa mère être aidante avec sa sœur, Laurence Chirac morte en 2016. Elle souffrait d'anorexie à la suite d'une grave méningite. "C'est ma mère qui, au quotidien, a porté la maladie de ma sœur, je ne dis pas que mon père était absent mais c'est quand même ma mère qui a assumé les difficultés quotidiennes", raconte-t-elle.

Elle explique s'être "fait violence" pour raconter cette partie de son histoire et de sa famille dans le livre. Mais "je pense que quand on s'engage sur des sujets aussi lourds que le handicap, en réalité on fait œuvre utile pour tout le monde, pour l'humanité toute entière". Pour elle, "cela fait vraiment partie des combats fondamentaux".

Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV