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Une sortie de crise semble se dessiner à la SNCM

Une sortie de crise semble se dessiner à la Société nationale Corse méditerranée (SNCM), où les marins de la CGT ont néanmoins voté jeudi la poursuite d'une grève qui paralyse depuis sept semaines les activités de la compagnie. Les grévistes ont repoussé

Une sortie de crise semble se dessiner à la Société nationale Corse méditerranée (SNCM), où les marins de la CGT ont néanmoins voté jeudi la poursuite d'une grève qui paralyse depuis sept semaines les activités de la compagnie. Les grévistes ont repoussé - -

MARSEILLE (Reuters) - Une sortie de crise semble se dessiner à la Société nationale Corse méditerranée (SNCM), où les marins de la CGT ont voté jeudi...

MARSEILLE (Reuters) - Une sortie de crise semble se dessiner à la Société nationale Corse méditerranée (SNCM), où les marins de la CGT ont voté jeudi la poursuite d'une grève qui paralyse depuis sept semaines les activités de la compagnie.

Réunis en assemblée générale sur l'un des ferries bloqué à quai à Marseille, les grévistes ont repoussé les propositions de la direction qu'ils jugent encore insuffisantes tout en admettant que des progrès avaient été faits dans la négociation.

"Une première réponse écrite des actionnaires apporte un certain nombre de garanties qui vont dans le bon sens mais il reste encore des points de blocage à faire sauter", a dit le secrétaire général de la CGT des marins, Frédéric Alpozzo.

Une nouvelle assemblée générale des marins a été programmée vendredi.

Les discussions ont repris mardi entre syndicats et direction à l'occasion d'un conseil de surveillance à Paris destiné à trouver une sortie à un conflit qui entraîne, depuis le 31 janvier, l'immobilisation de quatre navires à Marseille et d'un cinquième à Bastia.

La grève a été lancée par la CGT et le Sammm (Syndicat autonome des marins de la marine marchande) après la décision du port de Nice de réduire le nombre de rotations vers la Corse et le non remplacement par la direction de la SNCM d'un navire à grande vitesse, le "Liamone", qui les assurait.

Détenue majoritairement par le groupe Veolia (66%), avec une participation de l'Etat à hauteur de 25% et des salariés pour 9%, la SNCM a enregistré en 2010 une perte d'exploitation d'environ 15 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 285 millions d'euros.

La direction de l'entreprise a estimé le coût direct et indirect de la grève à 10 millions d'euros alors que s'est ouverte la période de réservations pour la saison estivale.

Son principal concurrent sur la desserte de la Corse, la compagnie battant pavillon italien Corsica Ferries, a pour sa part augmenté son trafic en 2010 sur cette liaison de 4% pour un chiffre d'affaires, toutes activités maritimes confondues, estimé à 198 millions d'euros.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse