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Une soeur du djihadiste français Boubaker El Hakim mise en examen

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La soeur du djihadiste français, Boubaker El Hakim, annoncé mort il y a peu, vient d'être mise en examen et incarcérée sur décision d'un juge antiterroriste.

Une soeur d'une figure du djihadisme français Boubaker El Hakim, annoncé mort des suites d'une frappe de drone à Raqqa (Syrie) le 26 novembre, a été mise en examen et incarcérée provisoirement à Paris. Elle est suspectée d'être partie en Syrie avec son enfant en 2015.

Cette mère de famille de 32 ans a été mise en examen par un juge d'instruction antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroristes" et pour "soustraction d'un parent à ses obligations légales", selon une source judiciaire. Elle a été incarcérée provisoirement dans l'attente d'un débat différé sur sa détention devant le juge des libertés et de la détention.

La famille entière fait l'objet de la vigilance judiciaire

Les enquêteurs la soupçonnent d'être partie en 2015 en Syrie avec son enfant né en 2010 pour y rejoindre les zones contrôlées par le groupe Daesh, selon une source proche de l'enquête.

Interpellée ce mardi à Paris par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), elle avait été placée en garde à vue en même temps que deux autres membres de l'entourage familial: une autre soeur et la belle-mère d'un demi-frère de Boubaker El Hakim. Cependant, leurs gardes à vue ont été levées ce vendredi, "sans charges retenues à ce stade des investigations", selon une source judiciaire. 

Un terroriste lié à la filière des Buttes-Chaumont

La mort de Boubaker El Hakim, Franco-Tunisien de 33 ans, a été annoncée le 2 décembre sur le compte Twitter de Raqqa is being slaughtered Silently (@raqqa_sl), un collectif syrien d'opposants au régime de Bachar Al-Assad, mais n'a pas été confirmée officiellement. 

Né à Paris, Boubaker El Hakim, figure bien connue de l'antiterrorisme depuis une dizaine d'années, a d'abord combattu dans les rangs d'Al-Qaida en Irak. Il avait été condamné en mai 2008 à Paris à sept ans de prison ferme, avec une période de sûreté des deux tiers, dans le procès de la filière des "Buttes-Chaumont" qui envoyait de jeunes parisiens faire le jihad en Irak dans les années 2000. Il avait été libéré en janvier 2011.

R.V. avec AFP