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Une fillette grièvement griffée par une lionne

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Une fillette de 4 ans, portée par ses parents, a été gravement griffée par une lionne du zoo de Saint-Jean Cap-Ferrat.

Une fillette de 4 ans est toujours hospitalisée ce matin dans un état grave à Nice. Selon les médecins, ses jours ne sont pas en danger. Elle a été blessée hier en début d'après-midi par une lionne au zoo de Saint-Jean Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes). L'enfant a été griffée alors que son oncle l'avait hissé au dessus de la barrière de sécurité de l'enclos des fauves pour qu'elle les voit bien. Une jeune lionne a alors sauté et blessé l'enfant au visage et au dos.

Le capitaine Couve, commandant de la compagnie de gendarmerie départementale de Nice, explique la fillette « a été hospitalisée, elle présente des blessures qualifiées de graves au visage et au dos ». Il précise que « le pronostic vital, aux dernières nouvelles, n'était pas engagé, mais les blessures sont graves ». D'autre part, il rappelle que « les personnels du zoo ont pris comme première mesure évidente l'enfermement des lions dans leur cage ».

Comment éviter un tel drame ?

La fausse aux lions et la rembarde de sécurité sont séparées d'une hauteur de 4 mètres 50. Comment expliquer que la lionne soit parvenue à sauter aussi haut pour blesser l'enfant ? Damien Montay, le responsable pédagogique du zoo de St-Jean Cap-Ferrat, explique que l'on a déjà vu les lions « sauter pour attraper les feuilles d'un arbre de leur enclos, cela fait partie des jeux qu'ils développent ». Cependant, « jusqu'alors, la hauteur maximale à laquelle on avait vu un lion sauter ne dépassait pas trois mètres ». Ainsi, selon lui, « on peut accepter le fait que la lionne se soit surpassée pour atteindre 3,50 mètres voire 4 mètres, mais même là cela ne lui permet pas d'arriver en haut de la balustrade ».

Pour plus de sécurité, Damien Montay estime que l'on « peut encore augmenter la hauteur de la barrière, de manière à ce que, même porté à bout de bras par ses parents, un enfant ne puisse avoir les pieds ou les mains qui pendent au-dessus du vide ». De plus, « on peut ajouter de l'affichage, même s'il y en a déjà dans le parc, qui demande de respecter les barrières de sécurité et de ne pas monter dans les jardinières ». En effet, dans le cas de l'accident de la fillette, « les gens étaient montés dans une jardinière, ce qui fait que pour eux il était encore plus facile de porter leur enfant au-dessus de la balustrade ». Ainsi, l'enquête déterminera la part de responsabilité des parents dans cet accident.

La rédaction et Christophe Bordet