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Une deuxième infirmière de la prison de Fresnes testée positive au coronavirus

La prison de Fresnes (Photo d'illustration).

La prison de Fresnes (Photo d'illustration). - AFP

Après un détenu puis une infirmière au sein de la prison de Fresnes, une deuxième infirmière a été testée positive au Covid-19 samedi soir. Les deux soignantes travaillaient au même endroit de l'établissement pénitentiaire.

Une deuxième infirmière travaillant à la prison de Fresnes dans le Val-de-Marne, l'une des plus surpeuplées et dégradées de France, a été testée positive au coronavirus, a-t-on appris ce dimanche auprès de la direction de l'administration pénitentiaire (DAP).

C'est dans cette même maison d'arrêt qu'un détenu de 74 ans a été testé positif au coronavirus vendredi, premier cas dans les prisons françaises. Il a été hospitalisé. L'infirmière a été "testée positive hier (samedi) soir", a indiqué à l'AFP la DAP, qui confirme des informations de source syndicale.

"Des mesures restrictives" réclamées par les syndicats

Une première infirmière travaillant dans cette prison avait déjà été testée positive. Toutes deux travaillaient au même endroit, "à l'unité sanitaire de Fresnes", selon la DAP, qui n'est pas en mesure de dire dans l'immédiat si elles ont été en contact récemment. On ignore également si toutes deux ont été en contact avec le détenu contaminé.

"Les personnes identifiées qui ont été directement en contact" avec la nouvelle infirmière contaminée "ont été écartées et placées en quatorzaine" et "par précaution, autour de l'unité sanitaire, les personnels portent des masques", selon la DAP. Celle-ci insiste sur le fait que "beaucoup de précautions sont prises" et que les "gestes barrières" sont scrupuleusement respectés. "Il est plus que nécessaire pour la direction de prendre des mesures strictes", a réagi le syndicat national pénitentiaire Force ouvrière, qui assure qu'il "prendra ses responsabilités en cas d'inaction".

À la suite des annonces du Premier ministre Edouard Philippe, qui a notamment ordonné la fermeture de tous les lieux publics non-indispensables afin de freiner l'épidémie, l'Union Régionale UFAP UNSA Justice de Paris a quant à elle "exigé" "des mesures restrictives liées aux mouvements en détention, aux parloirs, aux ateliers, et le "dépistage systématique des arrivants".

"Afin que ce virus ne se propage pas au sein de nos détentions, il nous paraît primordial que les entrées dans chacune des structures soient strictement restreintes pour des nécessités absolues", indique le syndicat dans une lettre au Directeur Interrégional des Services Pénitentiaires de Paris.
Jeanne Bulant avec AFP