BFMTV

Toulouse: le directeur d'une école musulmane renvoyé devant la justice

Le directeur d'une école musulmane, à Toulouse, renvoyé devant la justice en novembre prochain. (Photo d'illustration)

Le directeur d'une école musulmane, à Toulouse, renvoyé devant la justice en novembre prochain. (Photo d'illustration) - AFP

Un directeur d'une école musulmane hors-contrat est poursuivi notamment pour "ouverture d'un établissement scolaire sans autorisation". La justice le convoque en novembre prochain.

Abdelfattah Rahhaoui, directeur de l'école Al-Badr dans le quartier Bellefontaine à Toulouse, est convoqué devant la justice le 17 novembre prochain. Directeur d'une école musulmane hors-contrat, il a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Il est poursuivi pour "violences volontaires sur mineur", "ouverture d'un établissement scolaire sans autorisation" et "poursuite d'une activité scolaire malgré une mise en demeure de l'Education nationale", a rapporté à l'AFP le procureur Pierre-Yves Couilleau.

En juillet dernier, l'Inspection académique avait notifié aux familles que l'établissement ne délivrait pas un "enseignement conforme aux exigences". Plusieurs contrôles y ont d'ailleurs été effectués en 2013, 2014 et 2015, sur les programmes et la sécurité.

Le directeur de l'établissement encourt une peine de prison avec sursis et la fermeture de l'établissement

"Le litige dure depuis plusieurs années", a confirmé à l'AFP le directeur de l'école, également imam. "Ils nous reprochent qu'il n'y ait pas d'instruction, qu'il y ait beaucoup d'arabes et de Coran et qu'on entraîne les enfants au tir alors qu'ils vont au Laser game (jeu au laser), comme ils vont en sorties scolaires à la piscine".

Abdelfattah Rahhaoui a été auditionné la semaine dernière par la police judiciaire. S'agissant du chef de "violences volontaires sur mineur", il explique qu'une enseignante licenciée et deux familles d'élèves exclus de l'école prétendaient qu'il avait "tapé une fille", des allégations qu'il juge sans fondement. Il encourt une peine de prison avec sursis et la fermeture de l'établissement. Pour l'heure, l'école élémentaire fait l'objet d'une mise en demeure, a ajouté le mis en cause.

A.Mi avec AFP