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Tinder et Happn: la folie de la drague express

Le bal des pompiers c'est une fois par an seulement, pour le reste de l'année, les célibataires peuvent compter sur Happn et Tinder.

Le bal des pompiers c'est une fois par an seulement, pour le reste de l'année, les célibataires peuvent compter sur Happn et Tinder. - Joel Robine - AFP

Les smartphones ont révolutionné la manière de faire des rencontres. Les applications Happn, Tinder font un carton dans un marché, qui est en pleine explosion.

Dans un pays qui compte 18 millions de célibataires qui ne peuvent plus compter sur les bals pour rencontrer l'âme sœur, le marché de la rencontre est un business en pleine explosion. On compterait 2.000 sites de rencontre en France. Les plus connus sont Meetic, eDarling ou encore Adopte un mec qui revendique 7.000 nouveaux inscrits par jour. Autour de ces sites généralistes, les sites communautaires pour rencontrer des maghrébins, des catholiques, des amateurs de vins ou même pour des infidèles se taillent de belles parts du marché.

Outre ces sites que l'on consulte plutôt sur son ordinateur, des applications mobiles ont fait leur apparition ces dernières années. Les Etats-Unis ont ainsi lancé Tinder il y a deux ans, une invention qui en train d'être concurrencée par une autre application 100% française: Happn. Sur ces deux applis, les profils de célibataires sont succincts: photos, âge, profession et éventuellement centres d'intérêts. Elles fonctionnent toutes les deux sur la base de la géolocalisation. Elle est même très pointue sur Happn qui promet de "retrouver qui vous croisez", en affichant les personnes croisées dans un rayon de 250 mètres.

Contrairement aux sites comme Meetic où les utilisateurs passent beaucoup de temps à remplir leur profil et correspondre avec des personnes avant de les rencontrer, le but de Happn est de "remettre de la vie réelle dans le monde virtuel de la rencontre". L'objectif étant ainsi d'être moins chronophage et déceptif, selon son co-fondateur Didier Rappaport.

"On sait très peu de choses"

La sociologue Catherine Lejealle estime que les applications Tinder et Happn ont "remis du hasard" dans la rencontre. Les utilisateurs renseignant peu leurs profils, "la vraie découverte se fait loin du clavier et ça c'est nouveau".

Les remplaçants des bals d'antan?

Comment expliquer un tel besoin d'outils pour favoriser la rencontre? Contrairement aux générations précédentes, où l'on se mariait plus tôt et le couple était destiné à durer quoi qu'il arrive "aujourd'hui on est à tous les âges potentiellement un candidat à la rencontre", explique Catherine Lejealle. Et on ne peut plus compter sur les alliances pour savoir qui est célibataire.

Et au final le succès est-il à la hauteur des espérances? Encore faut-il que les objectifs poursuivis soient partagés. En effet, 60% des utilisateurs de sites de rencontre avouent rechercher une aventure sans lendemain. Seuls 40% se disent en quête du grand amour. 

>>> Ces entretiens ont été réalisés dans le cadre du Grand angle "La folie de la drague express" à retrouver ici.

Karine Lambin avec Fabrice Babin