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Témoignage - Tué pour un portable: "Dans 10 ans ils sont sortis et moi ça ne changera rien"

3 jeunes adolescents ont été  mis en examen à Bordeaux pour vol avec violence ayant entrainé la mort.

3 jeunes adolescents ont été mis en examen à Bordeaux pour vol avec violence ayant entrainé la mort. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

3 jeunes adolescents ont été mis en examen à Bordeaux pour vol avec violence ayant entraîné la mort. Ils ont poignardé un autre jeune de 19 ans en bas de chez lui, visiblement pour lui dérober son portable. Son père témoigne sur RMC.

3 jeunes adolescents ont été mis en examen à Bordeaux pour vol avec violence ayant entraîné la mort. Ils ont avoué avoir poignardé Alexis, 19 ans, étudiant en économie. Cela s'est passé en bas de chez lui le 5 mars à Talence (Gironde). Il est remonté jusqu’à l’appartement où il vivait avec sa petite amie, lui a demandé d’appeler les secours, puis a succombé à sa blessure. Les 3 jeunes ont été interpellés samedi à Cognac.

Les agresseurs, des marginaux récidivistes

Les 3 agresseurs sont des frères jumeaux de 22 ans et une adolescente de 17 ans. Marginaux, récidivistes, connus des services de police pour des faits de violence… Après avoir poignardé Alexis en plein cœur, les trois meurtriers présumés prennent la fuite, direction le centre-ville de Bordeaux. Là, ils revendent le téléphone portable pour une bouchée de pain dans l'unique but de s'acheter quelques grammes de cannabis. Si la drogue fait effet, les 3 jeunes gardent l'esprit en alerte et décident de 10 jours de planque avec en ligne de mire, l’Espagne, pour se faire oublier. Mais les enquêteurs suivent leurs traces, des journées entières passées à visionner des bandes vidéo pour enfin les interpeller. En garde à vue, ils avouent être à l’origine du meurtre de l’étudiant. Ils encourent 30 ans de réclusion criminelle.

|||EN VIDEO - Ecoutez le témoignage de Stéphane Moulinier, le père d'Alexis. C'est la première fois qu'un proche prend la parole. Son fils est mort pour un vol de portable, un motif tellement futile...

La rédaction avec G. Chièze