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Syrie: deux jihadistes français condamnés en appel à 6 et 10 ans de prison

Deux jihadistes français ont été condamnés, ce mardi, par la cour d'appel de Paris, à six et dix ans de prison. (Photo d'illustration)

Deux jihadistes français ont été condamnés, ce mardi, par la cour d'appel de Paris, à six et dix ans de prison. (Photo d'illustration) - AFP

Deux jihadistes français, partis en Syrie et membres du groupe Etat islamique, ont été condamnés ce mardi à des peines de prison.

Deux jihadistes français partis en Syrie, Zakaria Chadili, rentré au bout de six mois, et Ziyeid Souied, devenu membre actif du groupe État islamique, ont été condamnés ce mardi à six et dix ans de prison par la Cour d'appel de Paris.

La cour a confirmé le jugement de première instance prononcé le 8 janvier par le tribunal correctionnel de Paris contre les deux hommes, âgés respectivement de 28 et 22 ans, mais en l'assortissant dans les deux cas d'une période de sûreté des deux tiers et d'une inscription au fichier national automatisé des auteurs d'infractions terroristes.

Le parquet avait fait appel du premier jugement car légèrement en-deçà de ses réquisitions de sept et dix ans, avec des périodes de sûreté des deux tiers. La peine prononcée contre Ziyeid Souied, jugé en son absence, a été assortie d'un mandat d'arrêt.

Les deux prévenus ont effectué des séjours en Syrie

Si les deux Français sont partis au même moment en Syrie, au début de l'année 2014, Ziyeid Souied n'est pas rentré et a prêté allégeance au groupe État islamique. Aux dernières nouvelles, il travaillait dans la "police" de l'organisation et participait au recrutement de jihadistes étrangers.

Zakaria Chadili, lui, a effectué son séjour entre janvier et juin 2014, soit avant la proclamation officielle de l'EI, dans les rangs du Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda considérée comme terroriste par les Nations Unies.

"Course à pied, cardio, et maniement de la kalachnikov" 

A son arrivée en Syrie, ce dernier avait intégré un camp où se trouvaient déjà plusieurs autres Français, sous la houlette d'un "émir" égyptien. "Je trouvais que c'était mon devoir d'aider" la population victime "d'horreurs" infligées par le régime de Bachar al-Assad, avait-il expliqué à l'audience.

Sur place, il a raconté avoir fait "un peu de course à pied, un peu de cardio" et suivi des "cours" sous l'autorité de divers "profs". Il s'est aussi initié au maniement de la kalachnikov. S'ensuit une mission "de surveillance" avortée sur le front puis une phase d'inaction.

A la fin du printemps 2014, Zakaria Chadili s'est senti "pas très utile" en Syrie. Son père organise alors son retour et son hébergement par un oncle en Grande-Bretagne, où il sera finalement arrêté en juin 2014.

A.Mi avec AFP