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Suspect arrêté en Haute-Savoie: "Rien ne permet de faire un lien direct avec Chevaline"

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L'énigme de Chevaline, en Haute-Savoie, n'est "toujours pas élucidée" selon le procureur d'Annecy, qui soupçonne un ancien policier municipal, interpellé la veille, d'être un trafiquant d'armes, à défaut de pouvoir le relier à la tuerie.

Le mystère de la tuerie de Chevaline reste entier. Mais les policiers ont mis à jour un trafic d'armes. L'ancien policier municipal en garde à vue depuis mardi matin, devra sans doute s'expliquer avec la justice mais il ne devrait pas être mis en examen pour le quadruple meurtre commis il y a un an et demi.

L'homme n'a à priori rien à voir avec la tuerie de Chevaline. Ce père de famille ressemble effectivement au portrait-robot qui a été diffusé il y a quelques mois, mais son ADN ne correspond pas aux prélèvements inconnus qui ont été réalisés sur la scène de crime. 

"C’est effectivement un homme qui ressemble à un homme qui était proche de la scène de crime, dont on ne connait pas le rôle exact", a déclaré Eric Maillaud, procureur de la République d'Annecy. "Rien ne permet de le relier en l’état. Cela ne veut pas dire qu’on n’y arrivera pas demain...".

Les très nombreuses armes retrouvées dans ses différents domiciles ne se rapprochent pas du pistolet suisse qui a été utilisé pour abattre les quatre victimes. Il semble en revanche impliqué dans un trafic d'armes. L'un de ses complices présumés a également été placé en garde-à-vue.

"Pas d'éléments à charge suffisants"

"A l’heure actuelle, rien ne permet de faire un lien direct avec Chevaline. Nous n’avons pas trouvé d’arme, de casque ou de moto ressemblante. Il est, à ce stade, peu envisageable qu’il soit mis en examen pour le dossier Chevaline. Nous n’avons pas d’éléments à charge suffisants."

Un scooter et des casques ont bien été saisis, mais là encore, rien ne correspond avec ce qui est recherché par la gendarmerie. Les enquêteurs vont désormais déterminer si un lien existe entre la tuerie et le trafic d'armes de guerre dans lequel sont impliqués cet homme et l'un de ses amis. Et c'est pour ce commerce illégal de fusils, d'explosifs et de détonateurs qu'ils pourraient bien être mis en examen.

La Rédaction avec Gwenaël Windrestin