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Stalingrad: les riverains excédés par l'augmentation du nombre de toxicomanes

Depuis l’évacuation de la "colline du crack" Porte de la Chapelle (18e arrondissement), les toxicomanes reviennent en nombre dans le quartier de Stalingrad (19e arrondissement). Les riverains et les commerçants, agacés par cette situation, lancent un appel à l'Etat.

Si la situation n'est pas nouvelle, elle ne fait que s'aggraver. Stalingrad, dans le 19e arrondissement de Paris, est depuis plusieurs années un lieu privilégié des toxicomanes. Mais depuis l'évacuation de la "colline du crack" à la fin du mois de juin, ils sont de plus en plus nombreux à se reporter sur ce secteur. 

"La situation devient invivable"

Une situation qui exaspère les riverains, comme Martine, qui pointe les problèmes de sécurité engendrés.

"Il y a un climat d’insécurité, avec la drogue et tout. Et ces gens ont besoin d’argent, alors ils nous agressent. On sait qu’il vaut mieux ne pas passer près d’eux, et ne surtout pas répondre”, explique-t-elle.

Conjointement aux habitants du quartier, les commerçants, eux aussi horripilés, ont lancé une pétition pour interpeller l'Etat. Christophe, responsable du restaurant "La Rotonde Stalingrad", est l'un des signataires.

"On a beaucoup plus d’agents de sécurité. On a signé une pétition parce qu’aujourd’hui la situation devient invivable", regrette-t-il. "Ils sont de plus en plus nombreux, surtout à la tombée de la nuit. On a de plus en plus de problèmes. Nous ce que l’on veut vraiment c’est trouver une solution pérenne, que ces gens soient pris en charge", conclue-t-il.

En plus de la pétition, le maire du 19ème arrondissement, François Dagnaud, a interpellé le préfet sur la situation. La préfecture de son côté assure avoir apporté des renforts conséquents dans le secteur, où plus d’une centaine d’interpellations pour trafic ou consommation de drogue ont eu lieu depuis début juillet.
C. P. avec William Helle