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Sevran : des élèves trouvent une seringue et se piquent avec dans la cour de récré

A Sevran en Seine-Saint-Denis, une seringue est passée entre plusieurs mains d’élèves qui jouaient avec dans la cour de récréation.

A Sevran en Seine-Saint-Denis, une seringue est passée entre plusieurs mains d’élèves qui jouaient avec dans la cour de récréation. - -

A Sevran, en Seine-Saint-Denis, une seringue trouvée dans une Cour d'école a conduit plusieurs élèves à l'hôpital mardi. Trouvée par terre la seringue était l’objet d’un jeu. Celui qui est piqué devient « le chat ».

La toxicomanie a quelques conséquences qu’on ne soupçonne pas toujours. Trouvée par un enfant mardi dans la cour de son école de Sevran en Seine-Saint-Denis, une seringue est passée entre plusieurs mains d’élèves qui jouaient avec dans la cour de récréation. Deux fillettes de 6 ans, en classe de CP, ont été piquées : l'une à l'index, l'autre à la paume. Elles ont été conduites à l'hôpital et ont reçu un traitement préventif par bithérapie « pour prévenir d'éventuelles maladies infectieuses ». Neuf autres enfants, qui ont manipulé la seringue, ont également été pris en charge au CHU pour subir des examens. Les deux petites filles ne présentaient vraisemblablement pas les symptômes d'une prise de stupéfiants. Mais on attend encore les résultats définitifs des analyses aujourd’hui.
Selon Brahim Kechkeche, président des parents élus au conseil de l'école, « le coin est fréquenté par des toxicomanes. Parfois, on arrête de faire du sport dans la cour car des gens se piquent dans le buisson juste en face ».

« Peut-être que dans deux ans on va apprendre que nos enfants ont le sida »

Et les parents eux, en plus de l’agacement face à ce problème de sécurité sanitaire se demandent si leur enfant a été piqué ou non. « Ma fille a touché la seringue mais n’a pas été piquée », confie un père de famille. Et dans la cour d’école les langues des enfants se délient ils en voient tous les jours : « il y en a plein dans mon école, tout le monde les touche et les jette », confie un jeune garçon. « J’en ai déjà vu. On joue à chat et après il faut attraper la seringue », confie une petite fille mimant l’élève en possession de la seringue piquant ses petits camarades à l’image d’un médecin qui piquerait le bras de son patient. Les parents sont fous de rage, d'autant qu'ils ne cessent d'alerter sur le sujet. « Bien sûr qu’on a prévenu. C’est même pour ça que de grandes grilles ont été installées. Peut-être que dans deux ans on va apprendre que nos enfants ont le Sida ou une hépatite », s’affole une maman quand une autre confie : « J’habite juste là, j’ai peur. Les toxicomanes se piquent partout, dans la rue, dans le hall derrière l’école », explique pour sa part une autre mère de famille qui pourrait enlever son enfant de l'établissement si rien n'est fait pour sa sécurité. 

Tugdual de Dieuleveult avec H. Perrier