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Rythmes scolaires: l'école de Ganzeville restera fermée mercredi

L'école de Granzeville restera fermée mercredi, faisant figure d'exception (Image d'illustration).

L'école de Granzeville restera fermée mercredi, faisant figure d'exception (Image d'illustration). - Jeff Pachoud - AFP

Alors que nombre de communes opposées à la réforme des rythmes scolaires sont rentrées dans le rang, un maire de Seine-Maritime a remporté cette première victoire en justice, avant une prochaine audience du tribunal administratif.

La petite commune de Ganzeville (Seine-Maritime), fermera mercredi matin, comme la semaine dernière, les portes de son école, ayant gagné une première manche devant le tribunal administratif de Rouen, a affirmé lundi son maire.

Ganzeville, 455 habitants, située près de Fécamp, fait figure d'exception, nombre de communes opposées à l'application des nouveaux rythmes scolaires étant rentrées dans le rang.

"Nous allons distribuer mardi des imprimés aux parents d'élèves pour les informer que l'école restera fermée mercredi", a déclaré Jean-Marie Crochemore, maire DVD de la commune.

67 élèves concernés

"Vendredi", a-t-il précisé, "le tribunal administratif s'est prononcé au cours d'un référé-liberté et a débouté le préfet de sa demande d'annulation de la délibération du conseil sur les rythmes scolaires et de l'arrêté municipal du 26 août", a-t-il ajouté.

Le juge des référés a estimé que la décision du maire et de son conseil municipal n'entraînait pas une réduction de la durée obligatoire d'enseignement de 24 heures et que cette durée pouvait être répartie différemment.

Depuis la rentrée les 67 élèves de l'école n'ont pas classe le mercredi, pas d'activités périscolaires, sortent à 15h45 au lieu de 16h30 mais bénéficient d'une garderie.

"Sur le fond, la règle demeure"

Toutefois Jean-Marie Crochemore est conscient que le gouvernement va revenir à la charge. "Ce n'est que la première manche", a-t-il indiqué. La prochaine audience devant le tribunal administratif est prévue le 15 septembre.

Interrogée par la presse lundi lors d'un déplacement dans Paris sur le cas de Ganzeville, la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem a estimé que "le référé déposé par le préfet s'agissant de cette commune a été considéré par le tribunal administratif comme n'ayant pas emprunté la bonne voie".

"C'est une question de forme, c'est une question de procédure. Mais sur le fond la règle demeure que le temps scolaire est défini par l'Etat, que c'est désormais cinq matinées partout pour les enfants de l'école primaire et que ces cinq matinées doivent être respectées au premier chef par les maires", a-t-elle ajouté.

V.R. avec AFP