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Revivez le direct de Bourdin & Co du 25 avril

De 7h à 9h suivez en direct la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.fr

De 7h à 9h suivez en direct la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.fr - -

Ce jeudi, Jean-Jacques Bourdin recevait Bérengère Poletti, députée UMP des Ardennes qui veut renforcer les contrôles des arrêts maladie et sanctionner les médecins qui en abusent, ainsi que François Delapierre, secrétaire national du Parti de gauche, qui soutient la proposition de loi d’amnistie sociale que le gouvernement et la majorité socialiste ont tous les deux décidé de rejeter. Avec Christophe Régnard, président de l’Union syndicale des magistrats, il est revenu sur le « mur des cons » du Syndicat de la magistrature qui provoque un véritable tollé à droite. L’invité de Jean-Jacques Bourdin à 8h35 était Thierry Le Paon, secrétaire général de la CGT.

Ce jeudi sur RMC, Jean-Jacques Bourdin est revenu sur le « mur des cons » du Syndicat de la magistrature avec Christophe Régnard, président de l’union syndicale des magistrats, la loi d’amnistie sociale avec le secrétaire national du Parti de gauche François Delapierre, et sur les abus des arrêts maladie avec la députée Bérengère Poletti. Retrouvez ici tous les moments forts de Bourdin & Co ce matin.

9h - Merci à tous d’avoir suivi le live de Bourdin & Co ce matin, n’hésitez pas à poursuivre les débats en réagissant ci-dessous ! Rendez-vous demain dès 7h !

A 8h35, Jean-Jacques Bourdin reçoit Thierry Le Paon. Le secrétaire général de la CGT revient sur la proposition de loi d’amnistie sociale, à laquelle le gouvernement s’oppose, ainsi que sur la fermeture de nombreux sites industriels dont, mercredi, celui de Mittal à Florange.

8h25 - C'est l'heure du Parti pris d'Hervé Gattegno : Florange, une politique en fer blanc, une marque au fer rouge.

Christophe Régnard, président de l’union syndicale des magistrats

Le mur des cons du Syndicat de la magistrature n’en finit pas de faire parler : dévoilé dans une vidéo, on y voit de nombreuses personnalités, principalement de droite, épinglées avec des remarques parfois insultantes. Plusieurs de ces personnalités ont annoncé qu’elle porterait plainte, et Christiane Taubira a promis « qu’aucune entrave ne sera faite aux procédures qui seraient conduites par ces personnes », même si la ministre de la Justice n’a pas saisi le Conseil supérieur de la magistrature, comme le demande l’opposition. Lui-même épinglé sur ce mur, Christophe Régnard, président de l’union syndicale des magistrats estime que « cela envoie une image détestable de la magistrature ».

8h17 - Christophe Régnard : « Il faut que les Français sachent que la magistrature n’est pas du tout solidaire de ce comportement ».

8h15 - Christophe Régnard : « Ça pose un vrai problème, et nos collègues du Syndicat de la magistrature n’ont pas l’air de s’en rendre compte. Les Français ont l’impression que tous les magistrats sont sur cette ligne. Mais des centaines de collègues ne se reconnaissent pas ».

8h14 - Christophe Régnard : « Je suis sur ce mur, avec tout mon bureau. C’est lamentable, c’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit. Du grand n’importe quoi, on se fait plaisir à pas cher, parce qu’on a une espèce d’organisation dont la tête est extrêmement politisée, et ça nuit à l’image des magistrats. C’est un résultat catastrophique ».

8h12 - Christophe Régnard : « Nous sommes un syndicat totalement apolitique. Nous avons contesté des lois de plusieurs gouvernements ».

François Delapierre, secrétaire national du Parti de gauche

Proposée par les sénateurs du Front de gauche, la loi qui vise à amnistier certains délits commis lors de mouvements sociaux a été rejetée mercredi en Commission des lois à l’Assemblée nationale, alors que le gouvernement a annoncé qu’il s’opposait lui aussi au texte. En première lecture au Sénat, le texte était pourtant passé une première fois in extremis. Le parti de gauche dénonce un « coup de poignard du gouvernement ».

7h48 - François Delapierre : « Ce n’est pas parce que le gouvernement a dit qu’il n’était pas d’accord que c’est fini. Le vote, ce sera le 16 mai, on va se mobiliser, le 1er mai et le 5 mai où on appelle à une grande marche pour la 6e République. On conteste la loi des actionnaires qui ne tient aucun compte des salariés, des sous-traitants. Ça ne peut pas bien se passer. C’est une question d’intérêt général. Quand des salariés défendent l’industrie, ce n’est pas que leur emploi, mais aussi la souveraineté de la France ».

A propos d’une préfecture saccagée par les « Conti » :
7h47 - François Delapierre : « Ils apprennent en direct que le préfet s’est moqué d’eux, vous avez quelques ordinateurs jetés par terre. Quand je vois le nombre de patrons en totale impunité, des gens qui ont violé la loi, qui n’appliquent pas les décisions de justice, et que le Medef fait les gorges chaudes, je trouve ça lamentable ».

A propos des salariés de Goodyear, qui avaient affronté la police :
7h45 - François Delapierre : « Ils ne sont pas concernés par l’amnistie. Il y a des situations de blocage qui conduisent à des débordements. Il faut les comprendre et faire preuve de clémence. Chirac avait fait une loi d’amnistie ! La seule amnistie systématique, elle est pour les patrons avec l’accord qui interdit aux salariés d’attaquer leurs patrons pour contester un licenciement au bout de trois ans ».

7h43 - François Delapierre : « Au Sénat, le gouvernement avait dit aux sénateurs de faire comme ils voulaient, même s’ils ont essayé de diminuer la loi, faire toute une série d’exception. Et là, le gouvernement a changé d’avis, il désavoue sa propre majorité. En deux mois, ce qui a changé, c’est que madame Parisot a fait une campagne d’affolement. Mais derrière, il y a des réalités humaines ».

7h25 - C'est l'heure des coulisses de la politique, la chronique de Véronique Jacquier : Quand Hollande veut rassembler... sur l'emploi

Bérengère Poletti, députée (UMP) des Ardennes

Un rapport de la Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale note que les dépenses d’indemnisation des arrêts maladie ont augmenté de près de 50% entre 2000 et 2011 (de 4,3 milliards d’euros à 6,3 milliards). Alors que 90% des contrôles portent sur des arrêts longs de plus de 45 jours, la députée UMP des Ardennes Bérengère Poletti préconise de renforcer les contrôles de courte durée (qui représentent 76% des arrêts maladie), de mieux utiliser l’informatique, et de sanctionner les médecins gros prescripteurs d’arrêt.

7h16 - Bérengère Poletti : « On a identifié de très gros prescripteurs, des médecins qui prescrivent beaucoup plus d’arrêts que les autres. Ils ont été mis sous entente préalable, ils doivent d’abord demander à la caisse, et le nombre d’arrêts maladie diminue. Mais dès qu’on arrête, ça remonte ! »

7h15 - Bérengère Poletti : « Les collectivités territoriales sont les championnes des jours d’arrêt maladie, et les Conseils généraux, dans ces collectivités, sont les champions, avec 29 jours d’arrêt par an ».

C’est à Paris que l’on prend le moins d’arrêts maladie :
7h13 - Bérengère Poletti : « Il y a plus de salariés à Paris qui travaillent dans l’encadrement, il y a moins de pathologies musculo-squelettiques, donc moins d’arrêts ».

7h13 - Bérengère Poletti : « Les départements où on prend le plus d’arrêts maladie sont la Haute-Corse et le Var ».

7h12 - Bérengère Poletti : « Si on additionne tous les régimes, on atteint 9,5 milliards d’euros de dépenses en arrêts maladie, une dépense qui augmente et qui mérite qu’on s’y intéresse. D’une manière générale, en période de crise, ça baisse, car les salariés s’arrêtent moins. Ils ont peur de perdre leur travail ».

Il est 7h, l’heure de démarrer le direct de la matinale de Bourdin & Co sur RMC.

Mathias Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin