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Militaire agressé: gare à l'amalgame, préviennent les autorités musulmanes

A la mosquée de Lyon, les autorités musulmanes rejettent la stigmatisation après l'arrestation d'un converti à l'islam, à l'origine de l'agression d'un militaire.

A la mosquée de Lyon, les autorités musulmanes rejettent la stigmatisation après l'arrestation d'un converti à l'islam, à l'origine de l'agression d'un militaire. - -

L'agresseur d'un militaire à La Défense a reconnu les faits, après son arrestation mercredi. Il s'était converti à l'islam quelques années plus tôt. Mais les autorités musulmanes rejettent l'amalgame.

Au lendemain de l'arrestation d'Alexandre,l'agresseur d'un militaire à la Défense, son profil se dessine. Quelques années plus tôt, Alexandre s'était converti à l'islam. Mais pas question de faire l'amalgame entre islam et terrorisme. A Lyon, aucun fidèle n'a voulu s'exprimer publiquement sur le sujet ce jeudi: ils en ont assez d'être stigmatisés.

Pour Kamel Kabtane, le recteur de la mosquée de Lyon, il faut à tout prix éviter la confusion. "Ce n’est pas parce qu’un abruti s’est dit un matin ‘je suis musulman donc je vais aller agresser un militaire’, qu'ils pensent tous la même chose. La majorité des convertis n’ont pas cette vision des choses", rappelle-t-il.

La conversion, un parcours long et complexe

Les convertis suivent une formation avant de recevoir leur certificat. Un parcours long, et qui ne se fait généralement pas seul. "Nous les recevons pendant trois mois tous les week-end, précise Kamel Kabtane, pour qu'ils viennent s’informer et connaître cette religion. Lorsque nous estimons qu’ils ont cette capacité et qu’ils ont compris ce qu’est cette religion, nous leur délivrons un certificat et nous les suivons".

Et c’est là que les autorités musulmanes tirent la sonnette d’alarme: pour elles, le suivi doit être généralisé.

Mercredi, le Conseil français du culte musulman a appelé "les musulmans de France à agir davantage pour prévenir la jeunesse contre des idéologies que les adeptes de la haine et de la violence tentent de leur inculquer au nom de l’islam".


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