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Privatisation du stationnement à Paris: une élue du Parti de gauche lance une pétition

La mairie de Paris veut confier la verbalisation du stationnement à une entreprise privée.

La mairie de Paris veut confier la verbalisation du stationnement à une entreprise privée. - Jeff Pachoud - AFP

Une élue du conseil de Paris, membre du Parti de gauche, a lancé une pétition sur internet contre la décision de la mairie de Paris de privatiser la gestion de 140.000 places de stationnement dans la capitale.

Danielle Simonnet ne veut pas de la privatisation du stationnement à Paris. L’élue du 20e arrondissement de Paris, coordinatrice du Parti de gauche est à l’origine d’une pétition en ligne contre la privatisation de la verbalisation du stationnement. Une décision annoncée dimanche par Anne Hidalgo qui entend ainsi améliorer le recouvrement. D’après la municipalité actuellement 91% des automobilistes ne "mettent pas d’argent dans le parcmètre", soit un manque à gagner de 300 millions d'euros.

Mais pour Danielle Simonnet, la verbalisation ne peut relever d'une entreprise privée et doit "rester une fonction régalienne". L'élue pointe aussi du doigt un système qui peut se révéler peu coûter cher. "Qui va payer les marges que ces entreprises devront se faire pour dégager du bénéf' dans la verbalisation du stationnement? Regardons l'immense arnaque de la privatisation des autoroutes héritée de De Villepin pour comprendre", écrit Danielle Simonnet dans un post de blog sur Mediapart.

Une démarche de "pure démagogie"

Lundi, dans une lettre ouverte sur son blog, l'adjoint aux services publics Grégoire Emmanuel a répondu à Danielle Simonnet dénonçant des "erreurs flagrantes" de l'élue et une démarche relevant de "la pure démagogie". "Il ne s'agit ni d'une privatisation, ni d'une fonction régalienne. La Ville gardera la pleine maîtrise de sa politique de stationnement, elle ne fera que déléguer le contrôle du paiement", écrit-il, assurant que la ville "continuera à fixer les tarifs des places". La pétition de Danielle Simonnet a à cette heure réuni 1.400 soutiens. 

Le projet d'Anne Hidalgo doit encore être soumis au vote du Conseil de Paris le mois prochain.

C. B