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Prisons : nouvelle tentative de mutinerie, cette fois à Châteaudun

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Une tentative de mutinerie, impliquant une vingtaine de détenus, s'est déroulée mardi matin au centre pénitentiaire de Châteaudun, au lendemain d'une mutinerie à la maison d'arrêt de Blois.

Est-ce le début d’un mouvement global de colère des prisonniers ? Après une mutinerie la veille à la maison d’arrêt de Blois, une tentative de mutinerie, impliquant une vingtaine de détenus, s'est déroulée ce mardi matin au centre pénitentiaire de Châteaudun, en Eure-et-Loir. Selon Joël Iraegui (FO), ces détenus auraient escaladé les grillages de la cour de promenade pour se diriger vers un poste sécurisé, d'où est commandé le système informatique du centre, et tenter de l'incendier. Ils ont ensuite gagné les toits d'où ils ont lancé des dalles et brisé des vitres, selon le responsable syndical.
Les détenus ont été maîtrisés par une trentaine de membres des Equipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) qui sont intervenus pour faire face au mouvement et sécuriser l'établissement, selon Joël Iraegui. La vingtaine de détenus « ont réintégré leurs cellules », selon ce dernier. Cinq d'entre eux ont toutefois été placés en garde à vue, selon une source proche du dossier.

Les mutineries ? « La faute de Taubira »

Ce mouvement intervient 24 heures après la mutinerie à la maison d'arrêt de Blois (Loir-et-Cher), où une soixantaine de détenus ont saccagé un secteur de la prison à la suite de la découverte d'un détenu mort le matin même. A la suite de ce mouvement, une quarantaine de détenus, « identifiés à l'origine du mouvement », ont été transférés vers d'autres établissements. Là encore, des membres des Equipes régionales d'intervention et de sécurité avaient été envoyés en renfort, depuis Paris.
Ces mouvements « ne sont pas étonnants au regard des messages envoyés par madame (la ministre de la Justice Christiane) Taubira », a commenté Thierry Cordelette, du syndicat de gardiens de prison Ufap. « C'est un message d'impunité qu'on voit dans le projet de loi » (pénale) de la garde des Sceaux, a-t-il ajouté.

Philippe Gril avec AFP