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Porte de la Chapelle: un collectif d’aide aux migrants jette l’éponge

Le collectif Solidarité migrants Wilson a décidé d'arrêter ses activités porte de la Chapelle pendant le mois d'août. Ses membres dénoncent un abandon des pouvoirs publics et une recrudescence des violences à cause de la proximité de la colline du crack.

Depuis ce mercredi, la porte du local du collectif Solidarité migrants Wilson reste porte close. Depuis près de deux ans, cette association apportait son soutien aux migrants dans le secteur de la Porte de la chapelle, proposant distribution de nourriture, de vêtements ou un soutien administratif. Chaque jours, ils étaient près de 700 à venir chercher un repas. Mais le collectif jette l'éponge.

La situation serait devenue intenable, dans un quartier qui se dégrade de jour en jour. Malgré son évacuation, la colline du crack située à proximité continue d'attirer les toxicomanes et les rixes y sont fréquentes. Le collectif qui observe une montée de violences entre populations précaires se sent abandonné. 

"On se retrouve ici avec des populations qui sont complètement abandonnées par les pouvoirs publics: des migrants, des enfants, des jeunes, des roms et des toxicomanes. Quand ils sont en manque, ils sont agressifs et on les laisse dans la rue, on les laisse sans soins. On appelle la mairie solennellement à s'aligner sur ce mouvement citoyen et à vraiment aider", interpelle Clarisse Bouthier, membre du collectif. 

La ville de Paris demande l'intervention de l'Etat

De son côté, la mairie se tourne vers l'Etat et réclame des actions du gouvernement. "Face à l'urgence, la ville de Paris demande une intervention de l'Etat dans les plus brefs délais afin de garantir l'ordre public, la prise en charge médico-sociale des usagers de drogue et la sécurité des Parisiennes et des Parisiens", indique la municipalité dans un communiqué. 

Dans le quartier, un climat d'insécurité règne. Il y aune semaine, une automobiliste a été agressée par des toxicomanes. Le collectif quant à lui attend des mesures concrètes avant de peut-être reprendre du service en septembre. 

C. B avec William Helle