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Plusieurs rassemblements en France en soutien à l'accueil des migrants

Des migrants passent avec leurs bagages devant un panneau "Calais, le 24 octobre 2016.

Des migrants passent avec leurs bagages devant un panneau "Calais, le 24 octobre 2016. - Philipppe Huguen - AFP

Des rassemblements ont eu lieu lundi dans plusieurs villes de France en soutien aux migrants, au premier jour du démantèlement de la "Jungle" de Calais, notamment à Nantes, Rennes ou encore Paris.

Plusieurs rassemblements en France se sont déroulés lundi soir en soutien à l'accueil de migrants évacués depuis le matin de la jungle de Calais qui doit être démantelée, selon l'engagement du gouvernement. 

A Nantes, environ 250 personnes, selon la police, se sont rassemblées. La tension est montée quand la brigade anti-criminalité a procédé à des contrôles d'identité, a constaté une journaliste de l'AFP.

A Rennes, 150 à 200 personnes ont essayé de partir en cortège jusqu'à la préfecture mais en ont été empêchées par les forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP. Sur une pancarte, on pouvait lire: "aucun être humain n'est illégal".

Environ 200 personnes à Paris

A Paris, environ 200 personnes, encadrées par une dizaine de cars de gendarmes mobiles, se sont réunies en fin de journée devant une annexe du ministère de l'Intérieur, dans l'est de Paris, à proximité de la porte de Vincennes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce rassemblement a notamment réuni des militants du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), du syndicat Solidaires, de la Coalition internationale pour les sans-papiers et les migrants (CISPM) et du collectif Migrants Bienvenue, avec notamment pour slogans "Paris, Calais, solidarité!", "De l'air! De l'air! Ouvrez les Frontières". Sur une banderole, on pouvait lire: "un seul projet: liberté de circulation et d'organisation, soutien aux exilé-es de Calais".

"On demande une véritable politique en réponse à l'urgence humanitaire", a déclaré Philippe Poutou, candidat du NPA à l'élection présidentielle. "On réclame la liberté d'installation et de circulation pour ces migrants, et que ceux qui souhaitent se rendre en Angleterre puissent le faire". 

"80% des migrants à Calais veulent rejoindre l'Angleterre, les envoyer en centres d'accueil et d'orientation (CAO) ne résoudra rien. Le vrai problème, c'est que ces migrants n'ont aucun lien avec la France", a fait valoir Anzoumane Sissoko, porte-parole de la CISPM, revendiquant "la liberté de circulation et d'installation".

2.318 migrants ont été évacués lundi de la "jungle" de Calais, selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, au premier jour d'une opération décidée par le gouvernement en vue d'un démantèlement total de cet immense bidonville où vivaient entre 6.000 et 8.000 migrants, pour la plupart désireux de gagner la Grande-Bretagne. Le démantèlement devrait être achevé en fin de semaine.

V.R. avec AFP