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Plus d'un an après l'incendie, le démontage de l'échafaudage de Notre-Dame lancé lundi

Un an après l'incendie, le gros bourdon de Notre-Dame résonnera mercredi soir

Un an après l'incendie, le gros bourdon de Notre-Dame résonnera mercredi soir - AFP

Le chantier pour assurer le démontage en toute sécurité aura duré plus d'un an, les travaux ayant pris près de six mois de retard à cause des intempéries, de la grève puis du confinement.

L'immense échafaudage de Notre-Dame de Paris, fortement endommagé lors de l'incendie du 15 avril 2019, sera démonté à partir de ce lundi, a-t-on appris ce dimanche. Ce chantier titanesque devrait durer au moins trois mois. 

Cet échafaudage de 200 tonnes et plus de 40.000 pièces avait commencé à être monté en 2018 pour la restauration de la flèche de la cathédrale. Au moment de l'incendie, il arrivait à peu près à mi-hauteur de l'édifice. Mais sous l'effet des flammes, il s'est déformé, fragilisant la structure. 

Un long chantier de préparation

"Au cours des derniers mois, l’échafaudage sinistré a été consolidé puis ceinturé de poutres métalliques sur trois niveaux afin de le stabiliser et d’empêcher tout risque d’écroulement", explique, dans un communiqué l'établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale. Ce chantier aura duré plus d'un an, les travaux ayant pris près de six mois de retard à cause des intempéries, de la grève puis du confinement.

Une grue de 75 mètres de haut avait ainsi été installée en janvier dernier et deux ascenseurs ont été rajoutés de chaque côté de l'échafaudage pour permettre de monter des matériaux. Il a aussi été nécessaire d'installer un autre échafaudage pour que le premier ne soit pas déséquilibré lorsqu'il serait démonté. Enfin, des poutres massives ont été mises en place pour l'encercler. 

Les tuyaux démontés un à un

A partir de ce lundi, des "écureuils" démonteront un à un les tuyaux de l'échafaudage endommagé. Tout devra se faire avec minutie, dans un ordre bien précis pour éviter que la structure ne s'effondre sur elle-même. Des filets ont été tendus à plusieurs endroits pour protéger ces ouvriers. 

"Deux équipes en alternance de cinq cordistes descendront au plus près des parties calcinées pour découper, à l’aide de scies sabres, les tubes métalliques fondus les uns sur les autres", détaille le communiqué. "Ces morceaux seront alors évacués grâce à la grande grue. Par ailleurs, les parties de l’échafaudage qui sont accessibles à l’aide d’une nacelle seront démontées par des échafaudeurs."

Lors de l'incendie, le plomb présent dans la toiture de la cathédrale s'est déversée sur la structure, la contaminant. Il faudra donc aussi décontaminer chacun de ses fragments, un à un. 

Cyrielle Cabot