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Otages : la France doit montrer à Aqmi « une volonté de négocier » selon les familles

Les soldats français se battent dans une zone du Mali où pourraient se trouver des otages

Les soldats français se battent dans une zone du Mali où pourraient se trouver des otages - -

Alors que le grand-père d’un otage enlevé au Niger appelait ce lundi sur RMC la France a stoppé le combat au Mali, les familles des quatre personnes enlevées en même temps ont publié un communiqué commun pour appeler à la négociation.

Pour sauver la vie des otages, leurs familles veulent faire taire les canons. « La France doit donner à Aqmi des signaux clairs montrant une volonté de négocier, en lien avec les sociétés Areva et Vinci », affirment ce lundi dans un communiqué les familles des quatre otages enlevés le 16 septembre 2010 par Al-Qaïda au Maghreb islamique dans le nord du Niger, à Arlit, un site d'extraction d'uranium. Sur RMC, René Robert, le grand-père de l’un des quatre otages, appelait déjà ce lundi matin la France à lancer des négociations et arrêter les combats au Mali. « Aujourd'hui, on considère que les opérations militaires, de force, ne parviendront pas à sauver les otages », explique-t-il. « Nous voulons qu'aujourd'hui soient donnés des signaux très clairs à Aqmi pour qu'on manifeste une volonté de négocier ».

« L'angoisse sans cesse grandissante »

« Nous pensons qu'il est temps d'envoyer des signaux et nous considérons que comme ça se passe dans d'autres pays, si la négociation ne peut pas être conduite directement par l'Etat, (il) peut solliciter en appui les entreprises ». « Ce n'est pas à la France de hisser le drapeau blanc, mais c'est à la France d'envoyer des signaux pour que la partie adverse lève le drapeau blanc », a poursuivi René Robert, soulignant que « peut-être grâce à la pression qui a été conduite, grâce aux difficultés qu'ils connaissent, les jihadistes sont peut-être dans une position où ils sont plus aptes à accepter de négocier ».
Justifiant la demande d'ouverture de dialogue, les familles de Pierre Legrand, Thierry Dol, Daniel Larribe et Marc Féret expriment dans leur communiqué « leur angoisse sans cesse grandissante », « au regard des évènements militaires qui se déroulent dans l'Adrar des Ifoghas ». Elles pointent aussi « l'intensité des combats qui peuvent mettre la vie de leurs proches en danger et estiment que chaque affrontement peut leur être fatal ». « Après les opérations militaires, a dit René Robert, il faut une pause, qu'il y ait une stratégie qui au lieu d'être une stratégie de force, soit une stratégie d'ouverture de dialogue. Qu'on montre une volonté de dialoguer ».

Mathias Chaillot avec AFP