BFMTV

Onze associations s'opposent en justice au démantèlement de la "jungle" de Calais

Une allée de la jungle de Calais le 15 juillet 2016.

Une allée de la jungle de Calais le 15 juillet 2016. - FRANCOIS LO PRESTI - AFP

Onze associations ont saisi le tribunal administratif de Lille en référé-liberté mercredi soir afin de s'opposer au démantèlement de la "jungle" de Calais, déjà programmé.

Emmaüs, le Secours catholique, l'Auberge des migrants... Onze associations ont saisi mercredi soir le tribunal administratif de Lille pour s'opposer au démantèlement de la "jungle" de Calais, indique leur avocate. Annoncé par le gouvernement, ce démantèlement n'a pour le moment pas de date officielle.

"En l'état, cette mesure d'évacuation constitue une atteinte aux droits fondamentaux des exilés", a déclaré à l'AFP maître Julie Bonnier, défendant les intérêts de ces associations. 

La question des mineurs isolés

L'action en justice vise la préfète du Pas-de-Calais, en tant que représentante de l'Etat dans le département. Le tribunal administratif doit statuer sous 48 heures, a précisé l'avocate. 

"Les vraies solutions pérennes ne sont pas trouvées, c'est ce que nous redoutons et craignons depuis longtemps. Les personnes évacuées vont se retrouver privées de l'accès aux soins, à leurs droits, pas écoutées dans leur besoins", estime-t-elle. "Evacuer, cela peut être un acte humanitaire s'il y a de vrais solutions", a aussi insisté maître Bonnier, assurant ne pas être "dans une opposition de principe". 

La question des mineurs isolés constitue "un sujet fort" du référé, alors que près de 1.300 migrants vivent dans le bidonville, selon un recensement rendu public mercredi par France Terre d'asile

C.V. avec AFP