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"On demande toujours le RIC": quelques gilets jaunes "anti-G7" manifestent à Paris

Un rassemblement de gilets jaunes ce samedi 24 août à Paris

Un rassemblement de gilets jaunes ce samedi 24 août à Paris - Capture d'écran BFMTV

Un rassemblement de gilets jaunes se tient ce samedi à Paris contre le G7 qui s'est ouvert à Biarritz et regroupe les dirigeants de sept grandes puissances occidentales.

Quelques centaines de gilets jaunes défilaient dans le calme ce samedi à Paris, encadrés par un important dispositif policier, pour rappeler que leurs revendications restaient inchangées et contre le sommet du G7 qui s'est ouvert à Biarritz.

"Rien n'a changé"

Pour l'occasion, certains d'entre eux brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "G7 --> non Gfaim --> oui".

"Ca fait trois mois que j'étais pas venu, avec les vacances, la fatigue. Et là je me suis dit "Faut que je revienne", parce que y a rien qui a changé, rien du tout", déplore Anthony Lheraud, un aide médico-psychologique de Nanterre.

"On demande toujours le RIC (référendum d'initiative citoyenne), l'augmentation du SMIC, de s'occuper des mendiants", ajoute le jeune homme de 28 ans dans le cortège parti à la mi-journée du Boulevard de Grenelle, dans le XVe arrondissement parisien.

"Le RIC, ça existe en Suisse, en Californie, en France ce serait très bien, ce ne serait pas l'anarchie pour autant", abonde Olivier Pham, technicien de maintenance de 48 ans qui se définit comme un "droit-de-l'hommiste". Il ajoute avoir été "choqué par la violence de certains policiers" lors de précédentes manifestations de gilets jaunes. Ce mouvement social inédit est né le 17 novembre sur fond de colère contre la hausse des taxes avant de s'étendre à une série de revendications.

"On nous méprise"

"Les demandes des gilets jaunes ? "La même chose qu'il y a neuf mois!", s'étranglent Annie, 72 ans, et Stéphanie, 45 ans, mère et fille qui font la route depuis la Seine-et-Marne depuis le début du mouvement.

"Le prix de l'essence a augmenté, le gouvernement (...) nous méprise. On nous pique de l'argent pour des homards géants", énumère Annie, masque chirurgical sur le visage, en référence à l'affaire qui a poussé l'ex-ministre François de Rugy à la démission.

A l'arrêt au niveau du métro Sèvres-Lecourbe, immobilisé par un dispositif policier, le cortège est animé, notamment, par un autre gilet jaune qui a lui aussi pensé à cet épisode estival: il porte un homard géant en plastique en bandoulière.

Manon Fossat avec AFP