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"On a l'impression d'être oublié": l'appel du personnel non-soignant de l'hôpital Saint-Joseph Saint-Luc

Ils sont indispensables au bon fonctionnement des hôpitaux. Qu'ils soient en charge du ménage ou des cuisines, les personnels non-soignants réclament plus de considération.

A l'hôpital Saint-Joseph Saint-Luc, à Lyon, les soignants ne sont pas les seuls à craindre une contamination. Les salariés en charge de l'entretien ou de la cantine disent manquer de matériel sanitaire.

Plus de considération

"On a eu l'impression d'être oublié", résume Christophe Dassonville, président du groupe de restauration collective Restalliance, qui gère la cantine de l'hôpital. Depuis le début de l'épidémie, elle continue de fonctionner normalement. 

"On a valorisé les soignants, c'est tout à fait légitime, ils font un travail remarquable. Mais pour autant, Emmanuel Macron a parlé de guerre. On ne verrait pas des soldats partir à la guerre sans avoir derrière la logistique, les repas pour les nourrir et les maintenir en bonne santé", compare le responsable. 

Pas de transports gratuits

Face à cette grise du coronavirus, ces salariés demandent plus de considérations, notamment l'accès à la garde d'enfants ou la gratuité des transports en commun comme pour le personnel soignant. 

"On a pas le droit à tous ces avantages", regrette Sylvain Guitton, gérant de la restauration de l'hôpital Saint Joseph Saint Luc. "Et si on a le droit, on n'a pas l'information. Tout est arrivé très vite, on regrette ce manque d'information", déplore-t-il.

Si jamais la crise devait durer, ces cuisiniers pourraient lancer, comme les soignants auparavant, un appel aux professionnels du métier pour leur venir en aide. 

Benjamin Rieth