BFMTV

Nouvelle vague de suicides chez les salariés d'Orange

L'opérateur Orange connaît une nouvelle vague de suicides parmi ses salariés.

L'opérateur Orange connaît une nouvelle vague de suicides parmi ses salariés. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

L'Observatoire du stress et des mobilités forcées a annoncé mardi le suicide de 10 salariés de l'opérateur Orange depuis janvier 2014.

Alors que la guerre entre les opérateurs téléphoniques vient d'être relancée avec l'annonce de la vente de SFR, le groupe Orange est une nouvelle fois épinglé sur la question du nombre de suicides chez ses salariés. "Il y a presque autant de suicides chez Orange depuis janvier qu'au cours de toute l'année 2013".

Cette constatation a été effectuée par l'Observatoire du stress et des mobilités forcées. Un organisme créé par des syndicats de France Télécom, qui avait dénombré 11 suicides de salariés en 2013 et qui vient d'annoncer des chiffres inquiétants pour le début de l'année 2014. Les syndicats ont en effet enregistré le suicide de 10 salariés de l'entreprise dont la majorité "ont une relation explicite au travail".

"Il faut que l'entreprise prenne les mesures nécessaires"

Marisol Touraine, ministre de la Santé a réagi mercredi à l'annonce de ces suicides, estimant qu'il s'agit d'un "sujet de préoccupation". "On sait que Orange a vécu des moments difficiles il y a quelques années au regard des suicides qui se déroulaient de façon trop forte, trop fréquente dans l'entreprise" a-t-elle ajoutée, faisant référence à la période noire de 2008-2009 traversée par l'entreprise. Ainsi 35 salariés d'Orange s'étaient alors donné la mort. L'Observatoire rapporte cependant dans son alerte que le climat social depuis cette période est devenu "apaisé" grâce au "contrat social" qui prévoyait 10.000 recrutements.

Contacté par l'AFP, Christian Mathorel, de la CGT affirme que "la situation est en train de dégénérer à nouveau". Son collègue du syndicat Sud, Patrick Ackermann rélève lui la fréquence de ces actes: "il y en a eu dix en trois mois contre environ un par mois les deux années précédentes". Les deux syndicalistes restent toutefois prudents sur les causes de ces drames "souvent liés à des questions individuelles".

A. M. avec Julien Migaud Mullet et Sophie Hébrard