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Nouveau bras de fer entre les forains et la mairie de Paris place de la Bastille

Après s'être installés ce matin sur la place de la Bastille sans autorisation de la mairie, les forains ont finalement accepté de quitter les lieux en début de soirée. Ils envisagent néanmoins de mener des actions de blocage samedi prochain en signe de protestation.

C’est une fête qui a lieu depuis plusieurs décennies. Ce lundi, les forains se sont installés comme à l’accoutumée à cette période de l'année sur la place de la Bastille, à Paris. Mais pour cette nouvelle édition, la mairie de la capitale a refusé de leur accorder une autorisation en raison des travaux qui se poursuivent sur la place.

Un refus qui n’a pas empêché les forains d’investir les lieux ce matin au niveau du port de l’Arsenal, là où les travaux sont moins présents. Quelques minutes plus tard, les forces de l’ordre sont intervenues et ont encerclé les manèges.

De son côté, la mairie de Paris a décidé de camper sur ses positions, précisant avoir refusé d’accorder l’autorisation il y a près d’un an. Elle assure également avoir proposé aux forains d’autres emplacements qu’ils auraient refusés.

Les forains quittent les lieux mais envisagent des actions

L’ancien propriétaire de la Grande Roue place de la Concorde, Marcel Campion, s’est rendu place de la Bastille en soutien. Il a menacé d’appeler des forains en renfort pour réaliser d’éventuels blocages si la mairie de Paris ne leur délivrait pas une autorisation.

"Encore une fois, c’est l’incohérence de la mairie de Paris de foutre les forains dehors. C’est une décision politique alors que la maire de Paris disait il y a quelques mois ‘J’adore les forains’", s’est agacé Marcel Campion, regrettant la menace qui pèse sur "la fête de la Bastille qui est plus que centenaire".

En fin d’après-midi, les forains ont rencontré les élus de la mairie de Paris. Après négociations, la municipalité a confirmé sa décision. De leur côté, les forains ont décidé de démonter leurs manèges et de quitter la place de la Bastille dans le calme. Néanmoins, ils disent réfléchir à mener de grandes actions samedi prochain dans la capitale.

William Helle avec Paul Louis