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Nord : le cadavre d'un nouveau-né retrouvé dans un canal

Le bébé a été découvert par un chasseur, dans le canal de l'Escaut, à Escautpont dans le Nord.

Le bébé a été découvert par un chasseur, dans le canal de l'Escaut, à Escautpont dans le Nord. - -

Le cadavre d'un nouveau-né de sexe féminin a été découvert par un chasseur vendredi en milieu d'après-midi dans le canal de l'Escaut, à Escautpont dans le Nord. Une autopsie doit être pratiquée lundi après-midi pour déterminer les circonstances de sa mort, qui remonterait à mercredi.

Le cadavre d'un nouveau-né de sexe féminin a été découvert par un chasseur vendredi en milieu d'après-midi dans le canal de l'Escaut, à Escautpont dans le Nord, a-t-on appris auprès du procureur de Valenciennes. La petite fille, née à terme et dont la mort remonterait à environ 48 heures, a été découverte peu avant 15h30 flottant dans l'eau, par un chasseur qui se promenait le long de la berge à quelque 500 mètres du village d'Escautpont, situé non loin de la frontière belge, a indiqué Marie-Madeleine Alliot, procureur de la République de Valenciennes.
Se rendant compte qu'il s'agissait d'un nouveau-né, nu et recouvert de vase, le chasseur a ramené le corps sur la berge à l'aide d'un branchage, puis a appelé un ami avant de prévenir la police, a-t-on précisé de même source.

« Jetée de la berge ou d'une péniche »

Selon les premières constatations, la petite fille, qui a été retrouvée avec une partie du cordon ombilical, présentait des lividités cadavériques sur le devant du corps et des traces de putréfaction sur les bras. Le médecin légiste a également découvert la présence d'une plaie transperçante à l'arrière du crâne, de la grosseur d'un stylo, qui ne serait pas compatible avec le jet du nouveau-né dans l'eau, selon le procureur. Une autopsie doit être pratiquée lundi après-midi à l'institut médico-légal de Lille.
L'enquête, confiée à la brigade criminelle du commissariat de Valenciennes, s'annonce « difficile », a remarqué la procureure, « car le lieu de la découverte laisse à penser que l'enfant peut venir de Belgique ou de France et qu'elle a pu être jetée de la berge ou d'une péniche ».

P.G avec AFP