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Nancy: un chauffeur de bus mis à pied pour un geste supposé homophobe

Des bus stationnés à Nancy, en 2005.

Des bus stationnés à Nancy, en 2005. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

La société des transports urbains de Nancy a annoncé la mise à pied d'un de leurs chauffeurs de bus après que ce dernier a aspergé d'eau une passagère. Un geste qui serait lié à l'homosexualité de la jeune fille.

Les transports urbains de Nancy ont annoncé samedi avoir mis à pied un chauffeur de bus pour avoir aspergé d'eau une jeune passagère, un geste décrit par la presse locale comme une réaction homophobe à un baiser que l'adolescente aurait échangé avec sa petite amie. "La société Transdev Nancy tient à présenter ses excuses à cette jeune femme pour le geste inacceptable de cet agent de conduite", a déclaré sur Twitter la société de transports urbains.

La société Transdev Nancy tient à présenter ses excuses à cette jeune femme pour le geste inacceptable de cet agent de conduite.
— Réseau Stan (@ReseauStan) 22 Mars 2014

"Contre l'homosexualité"

Le chauffeur, qui a "reconnu le fait d'avoir jeté de l'eau sur une utilisatrice du réseau", a été "immédiatement mis à pied à titre conservatoire" car "ce geste ne peut être toléré", a ajouté la société. Aucun porte-parole n'était disponible samedi après-midi pour donner des précisions sur les faits reprochés au chauffeur.

Selon le site d'information local "ici-c-nancy.fr", qui a révélé les faits, l'incident a eu lieu vendredi vers 17h30 devant un lycée de Tomblaine, dans l'agglomération nancéienne. Toujours selon ce site local, le chauffeur a lancé le contenu d'une bouteille d'eau sur une jeune fille de 16 ans qui s'apprêtait à monter dans son bus, car elle venait d'embrasser sa petite amie.

L'adolescente, "trempée", a malgré tout effectué le trajet prévu. Arrivée à destination, elle a demandé des explications au chauffeur, qui lui a répondu qu'il était "contre l'homosexualité" et lui a demandé de descendre. La jeune fille a indiqué à "ici-c-nancy" qu'elle "remerciait" la société de transports pour ses excuses, mais qu'elle entendait malgré tout déposer plainte samedi après-midi.

A.S. avec AFP