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Mur anti-migrants à Calais : les travaux de construction ont commencé

Annoncée début septembre, la construction du mur censé dissuader les migrants de passer en Grande-Bretagne a commencé mardi. Les travaux devraient être achevés avant la fin de l'année.

Il fera un kilomètre de long pour quatre mètres de haut. Les travaux du mur anti-migrants censé protéger les accès au port de Calais ont commencé ce mardi. Des journalistes de l'AFP sur place ont constaté le début de sa construction.

Les travaux préparatoires avaient commencé fin août et il devrait être achevé "avant la fin de l'année", selon la préfecture du Pas-de-Calais. Il est situé à quelques centaines de mètres de la Jungle et prolonge les clôtures grillagées déjà installées de part et d'autre de la rocade menant au port. 

Financé par la Grande-Bretagne

D'un coût de 2,7 millions d'euros, ce mur est financé par la Grande-Bretagne. Des migrants tentent régulièrement d'accéder aux camions qui traversent la rocade portuaire, afin de pouvoir passer outre-Manche. Depuis le début de l'année, cinq migrants sont morts sur cette route. 

"Ce mur va empêcher les migrants d'envahir l'autoroute toutes les nuits. Ils placent des troncs d'arbre, des branchages, des bonbonnes de gaz... On ne peut plus continuer à subir ces assauts répétés", avait expliqué début septembre Jean-Marc Puissesseau, le PDG du port de Calais, qui réclamait "à cor et à cri" depuis plusieurs mois la construction de cet ouvrage.

Un mur inutile pour certains élus locaux

A l'inverse, les élus locaux, notamment la maire de Calais Natacha Bouchart (LR), estiment que ce mur, qui sera surmonté de panneaux en béton armé et végétalisé, "n'a plus lieu d'être" depuis l'annonce le 2 septembre par Bernard Cazeneuve de fermer le camp "le plus rapidement possible". Pierre-Henri Dumont, maire de Marck, une commune voisine, a quant à lui peur que le projet entraîne un déferlement de population sur son territoire, plus précisément sur les "zones urbanisées" de Marck. D'après un plan organisé par le ministère de l'Intérieur, les migrants de Calais seront répartis dans onze régions. 

Entre 6.900 et plus de 10.000 réfugiés, selon les sources, vivent dans la "Jungle", plus grand bidonville de France.

M.L. avec AFP