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Morts sur la route: forte hausse en octobre

Le nombre de morts sur les routes est passé de 308 à 350 entre octobre 2013 et octobre 2014.

Le nombre de morts sur les routes est passé de 308 à 350 entre octobre 2013 et octobre 2014. - Philippe Huguen

Le nombre de morts sur les routes en France a augmenté de 13,6% en octobre par rapport à la même époque l'année dernière.

Le nombre de morts sur les routes de France a enregistré une forte hausse, de 13,6%, en octobre. Trois cent-cinquante personnes ont tuées sur les routes le mois dernier contre 308 sur la même période en 2013, a annoncé mardi l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Si la tendance se confirme, 2014 se profile donc comme une année de hausse, "la première remontée de la mortalité routière après douze années de baisse ou stagnation", souligne l'ONISR dans un communiqué.

Les cyclistes particulièrement touchés

"Face à ce constat, il appartient à chacun d'avoir conscience de sa responsabilité citoyenne et de réagir pour faire reculer le nombre de vies sacrifiées sur les routes. Dans ce combat quotidien, les forces de l'ordre continueront à jouer pleinement leur rôle", prévient la Sécurité routière.

Cette hausse sensible frappe tous les usagers de la route, et particulièrement les piétons et les cyclistes qui "paient cette année un tribut particulièrement lourd, avec une évolution de la mortalité cumulée sur 12 mois respectivement de +7% et +6%", poursuit l'ONISR.

Sur les douze derniers mois, le nombre des personnes tuées a augmenté de 2%, le nombre des blessés de 1% et celui des personnes hospitalisées de 2,9%.

Absence de mesures fortes

La plupart des associations dénoncent l'augmentation de ces chiffres inquiétants. Pourtant, ils étaient "prévisibles" selon Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière. "Aucune mesure n'a été prise depuis trois ans", s'indigne-t-elle. L'association Prévention Routière pointe aussi du doigt les pouvoirs publics. "Il n'y a plus de mesures fortes, contrairement à la décennie précédente ", regrette Jean-Yves Salaun délégué général.

Certaines de ces associations défendent de nouvelles mesures comme la réduction de 90 km/h à 80 km/h sur les routes secondaires. D'autres chantiers sont plébiscités: la lutte contre la vitesse et le téléphone au volant et bien sûr contre les stupéfiants et l'alcool.

L'association 40 millions d'automobilistes, régulièrement opposée aux mesures restrictives sur les routes, relativise ces mauvais chiffres. "On est sur plus de dix ans de baisse de l'accidentalité", note son président Pierre Chasseray qui souhaite que l'accent soit mis sur l'alcool et les stupéfiants. L'alcool reste aujourd'hui la première cause de mortalité sur les routes, responsable d'un accident mortel sur trois.

J.C. avec AFP