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Mort de Rémi Fraisse: 500 personnes lui rendent hommage à Nantes et Toulouse

Des gens avec une bannière, le 26 octobre 2016 à Toulouse, lors d'un rassemblement pour rendre hommage au jeune militant écologiste mort il y a deux ans après des affrontements avec les forces de sécurité sur le site du barrage de la Sivens.

Des gens avec une bannière, le 26 octobre 2016 à Toulouse, lors d'un rassemblement pour rendre hommage au jeune militant écologiste mort il y a deux ans après des affrontements avec les forces de sécurité sur le site du barrage de la Sivens. - ERIC CABANIS - AFP

Des centaines de personnes ont rendu hommage ce mercredi à Toulouse et Nantes au jeune écologiste Rémi Fraisse, tué il y a deux ans lors d'affrontements sur le site du barrage contesté de Sivens.

C'était il y a deux ans. Rémi Fraisse, botaniste de 21 ans, avait succombé à l'explosion d'une grenade offensive tirée par un gendarme lors de violents affrontements le 26 octobre 2014 sur le site du chantier de Sivens. Ce mercredi, environ 300 sympathisants et des anciens occupants de la "Zone à défendre" se sont réunis devant le Monument aux morts de Toulouse avant une marche sur un boulevard longeant le centre-ville.

Des rassemblements dans le calme

"Mourir pour des idées n'est pas stupide", a déclaré un militant, prenant la parole parmi d'autres au pied du monument. "La justice a reconnu que tu es mort pour un projet inutile et illégal", a-t-il ajouté en référence à l'annulation, le 1er juillet 2016 par le tribunal administratif de Toulouse, de la déclaration d'utilité publique du projet de retenue d'eau, une victoire a posteriori pour les opposants.

La manifestation, encadrée d'un important dispositif policier, s'est déroulée dans le calme. A Nantes, environ 160 personnes selon la police ont défilé derrière une banderole proclamant "Pas de justice, pas de paix. Liberté".

L'enquête judiciaire sur la mort du jeune homme est toujours en cours et a permis l'audition de plusieurs gendarmes, dont des responsables, selon des sources proches du dossier. Quant au projet de barrage, il a été définitivement abandonné au moment où ont été délogés par la force les zadistes qui occupaient le chantier, le 6 mars 2015. Mais une autre version, réduite de moitié, est à l'étude. 

la rédaction avec AFP