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Migrants: MSF interpelle Hollande et lui envoie un gilet de sauvetage

Médecins sans frontières

Médecins sans frontières - MSF

Médecins sans frontières a envoyé un gilet de sauvetage et une lettre à François Hollande, publiée dans l'édition de mardi du journal Le Monde, dans laquelle l'ONG lui demande d'aider les migrants qui tentent de rejoindre l'Europe.

"Monsieur le président de la République, acceptez ce gilet de sauvetage. En échange, vous avez l'occasion de sauver et de protéger des vies. Pour ne pas la laisser passer, laissez-les passer", écrit l'organisation non gouvernementale, alors que se tient lundi à Bruxelles une réunion des ministres de l'Intérieur de l'UE sur la crise migratoire.

Le gilet de sauvetage joint appartient "à l'une des 15.000 personnes secourues en Méditerranée par MSF depuis le mois de mai", explique l'ONG qui dit retrouver parfois sur ces protections "dérisoires" des inscriptions: "une prière pour que tout se passe bien, ou un numéro de téléphone de parents ou d'amis à contacter si le voyage tourne mal".

"Ils doivent être aidés"

"Parler de migrants, de réfugiés ou de demandeurs d'asile, ne reflète en rien la réalité qui pousse les personnes à s'embarquer dans de longues et périlleuses traversées", assure MSF.

"Qu'importe leur statut légal: quand les gens ont besoin de soins médicaux, de nourriture, d'eau ou d'abri, ils doivent être aidés", estime l'ONG, ajoutant que son action "ne fait que combler des lacunes, dont sont comptables des Etats réticents ou incapables d'assumer leurs responsabilités". MSF demande "que toutes les mesures soient prises pour permettre à ceux qui le souhaitent d'entrer en Europe sans mettre leur vie en danger". 

François Hollande a annoncé que la France accueillerait 24.000 réfugiés supplémentaires sur deux ans. Plus de 40 ONG, dont Médecins du monde, le Secours catholique-Caritas France ou le Secours islamique, ont aussi envoyé une lettre ouverte au président de la République jeudi dénonçant des annonces "très en-deçà du défi posé" et l'enjoignant à adopter "urgemment des positions courageuses".

la rédaction avec AFP