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L’interdiction de manifester sera-t-elle respectée ?

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Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a dénoncé mercredi toute manifestation qui viserait à "attiser les esprits". Un message entendu mais pas nécessairement suivi.

Tous les préfets de France ont reçu la même consigne du ministère de l'Intérieur : pas question d'autoriser une quelconque manifestation islamiste ce week-end.

Une interdiction très commentée mercredi sur les réseaux sociaux. Sur la page Facebook de "Touche pas à mon prophète" qui réunit plus de 4 000 membres, on pouvait ainsi lire le message suivant : "Nous étions prêts à prendre tous les risques, moi la première, qu'Allah m'en récompense. Mais sans autorisation, les risques sont multipliés par dix. Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre la responsabilité d'un tel événement et des conséquences qui peuvent en suivre". 

Braver l'interdit ?

Mais certains internautes veulent braver l'interdit et proposent un rendez-vous devant la Grande mosquée samedi. Les services de police restent donc sur le qui-vive et redoutent des débordements. D'après nos informations,la section antiterroriste de la brigade criminelle a identifié parmi les manifestants de la semaine dernière une dizaine de personnes qui appartiennent à des mouvances radicales.

Interdiction par la préfecture de police

Jeudi matin la Préfecture de police de Paris a cependant interdit le mouvement de protestation devant la Grande mosquée. La demande de manifester samedi à cet endroit avait été déposée à la Préfecture de police par un particulier. En cas de maintien, il risque jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et 700 euros d'amende.

Sarah-Lou Cohen