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Jour de colère: qui sont les fauteurs de troubles?

Le cortège du "Jour de colère", le 27 janvier, à Paris.

Le cortège du "Jour de colère", le 27 janvier, à Paris. - -

Quelque 250 personnes ont été interpellées dimanche soir, au cours de la dispersion de la manifestation anti-Hollande qui a rassemblé à Paris entre 17.000 personnes selon la police et 160.000 selon les organisateurs, alors que des incidents ont éclaté en fin de cortège.

Près des Invalides, dimanche en début de soirée, le "Jour de colère" prenait fin dans les rues de Paris. Mais malgré l'appel au calme des organisateurs au moment de la dispersion, les manifestants les plus déterminés ont continué à faire face aux forces de l'ordre. Au total, 250 personnes ont été interpellées, dont douze en début de manifestation, pour "port d'armes prohibées".

19 policiers blessés

"La manifestation s'est déroulée correctement et comme malheureusement dans bien des cas, un certain nombre de casseurs, que l'on peut évaluer à 300, 400, étaient en fin de manifestation et ont voulu en découdre avec les forces de l'ordre", explique Luc Poignant, membre du syndicat SGP Unité Police, interrogé par BFMTV.

De jeunes hommes cagoulés et portant des masques de ski pour certains, ont lancé des projectiles, bouteilles, pétards, barres de fer, poubelles et fumigènes contre les forces de l'ordre, qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes. Dix-neuf policiers ont été blessés pendant ces échauffourées, dont un "potentiellement gravement" après avoir reçu un pavé dans la mâchoire. Pour le collectif "Jour de colère", ces violences sont d'abord le fait des provocations des policiers eux-mêmes.

Mouvements hétéroclites

De quoi se revendiquent les personnes interpellées? Difficile à dire, tant le rassemblement réunissait des mouvements différents. Le cortège était en effet composé d'intégristes catholiques, d'opposants au mariage homosexuel, de partisans de Dieudonné, d'identitaires, de patrons en colère ou encore de familles.

"C'est une droite radicalisée ou une extrême droite qui se répartissent sur une très très vaste gamme de petits mouvements, qui ont en commun d'avoir très souvent travaillé ensemble au moment de la Manif pour tous", décrypte le politologue Gaël Brustier.

Même motivation: le départ de François Hollande

"Le caractère exceptionnel de cette manifestation c'est justement de réussir à unir des colères différentes", fait valoir, au micro de BFMTV, Béatrice Bourges, qui dirige le mouvement du Printemps français.

Des horizons divers mais une même volonté: le départ de François Hollande. Le mouvement du Printemps français demande au Parlement d'entamer une procédure de destitution contre le président de la République.

A.S. avec Alexis Cuvillier et Sophie Hébrard et Clément Dalmar