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Deux passes du port de Marseille bloquées par des marins

Les marins CGT de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) ont bloqué mercredi deux passes d'entrée, sud et nord, du port de Marseille. Ils dénoncent la réduction du nombre de liaisons entre le continent et la Corse à partir du port de Nice et craig

Les marins CGT de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) ont bloqué mercredi deux passes d'entrée, sud et nord, du port de Marseille. Ils dénoncent la réduction du nombre de liaisons entre le continent et la Corse à partir du port de Nice et craig - -

MARSEILLE (Reuters) - Les marins CGT de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) ont bloqué mercredi deux passes d'entrée, sud et nord, du...

MARSEILLE (Reuters) - Les marins CGT de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) ont bloqué mercredi deux passes d'entrée, sud et nord, du port de Marseille, a-t-on appris auprès de la direction portuaire.

Les marins de la SNCM ont tendu en fin de matinée des filins en travers des passes qui desservent les quais passagers et marchandises du port.

Ils dénoncent la réduction du nombre de liaisons entre le continent et la Corse à partir du port de Nice et craignent une suppression de postes au sein de la compagnie maritime.

"C'est le démantèlement de l'entreprise qui est en jeu avec à la clef un plan social et des atteintes au service public", a dit à Reuters le secrétaire général CGT des marins, Frédéric Alpozzo.

Il déplore une "situation d'affrontements" sur les quais marseillais après les brèves échauffourées qui ont eu lieu entre grévistes et forces de l'ordre.

"Le préfet considère que ce blocage n'est pas admissible, au regard du droit comme à celui des intérêts de Marseille et de la Corse. Il doit donc être levé sans délai", a prévenu la préfecture des Bouches-du-Rhône dans un communiqué.

Elle précise toutefois que ce conflit "touche une entreprise dont la majorité du capital est désormais privé" et invite les grévistes à poursuivre les discussions au sein de l'entreprise.

Les marins CGT se sont mis en grève le 31 janvier pour protester contre le choix des autorités portuaires niçoises de limiter le nombre d'escales des navires de la SNCM et de son concurrent Corsica Ferries durant l'été.

Pour la SNCM, cela se traduit par 32 escales en moins en juillet-août.

Selon la direction de la compagnie maritime, les traversées supprimées à partir de Nice ont été redéployées sur Marseille avec 143 traversées supplémentaires par rapport à 2010, ce que conteste la CGT qui craint notamment des suppressions de postes.

"En terme d'emplois, il n'y a aucune incidence sur nos salariés", a affirmé mercredi le directeur général de la compagnie, Marc Dufour, sur l'antenne de France Bleu Provence.

"Si nous n'arrêtons pas, la SNCM disparaîtra. Si cette entreprise veut vivre, elle doit se ressaisir", a-t-il ajouté.

Quatre navires restaient mercredi bloqués à quai à Marseille, un cinquième l'était en Corse.

Jean-François Rosnoblet, édité par Gérard Bon