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Maintien de l'ordre: "des modifications seront apportées au texte", dit le ministère de l'Intérieur

Des policiers arrestent un manifestant, le 30 janvier 2021 à Paris

Des policiers arrestent un manifestant, le 30 janvier 2021 à Paris - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Ce afin de "permettre d'atteindre les objectifs voulus par le texte, tout en respectant les orientations de la décision du Conseil d'État", explique Beauvau.

Le ministère de l'Intérieur a promis que des "modifications seront apportées" au schéma du maintien de l'ordre, après la décision jeudi du Conseil d'Etat d'en annuler plusieurs dispositions phares dont la technique de la "nasse" pendant les manifestations et l'obligation de dispersion imposée aux journalistes.

"Des modifications seront apportées pour permettre d'atteindre les objectifs voulus par le texte, tout en respectant les orientations de la décision du Conseil d'État", a-t-on commenté au ministère, en se satisfaisant par ailleurs que "la très grande majorité du texte a été validée" par la juridiction.

"Le gouvernement va s'y employer"

· Concernant la technique de la "nasse", dite de "l'encerclement", le ministère a estimé que le Conseil ne l'interdisait pas mais demandait "que les conditions d'emploi soient précisées". "Le gouvernement va s'y employer", a-t-on affirmé.

· Concernant les "attroupements" de journalistes lors des manifestations, le ministère a jugé que le Conseil d'État estimait que ces derniers "ne devaient pas, par leur comportement, laisser à croire à une confusion entre eux et les manifestants". À Beauvau, on a relevé que la juridiction administrative précisait en outre que les journalistes "ne devaient pas faire obstacle aux forces de l'ordre".

· Le ministère a affirmé en outre que le canal d'information en temps réel opérationnel lors de manifestations était "bien ouvert à l'ensemble des journalistes". Il a jugé toutefois qu'un "travail devra être engagé avec la profession pour définir les critères permettant de réserver à la profession ce canal d'information".

Ce sera l'objet de travaux "au sein du groupe de contact qui sera mis en place dans le cadre de la mise en oeuvre du rapport Delarue". Pour le ministère, "l'hypothèse d'une organisation par la profession de l'identification des journalistes n'est pas remise en cause".

S. V. avec AFP