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L'accession à la propriété, un rêve inaccessible ou presque pour les jeunes

Se loger, le casse-tête des 18-29 ans.

Se loger, le casse-tête des 18-29 ans. - -

Huit jeunes sur dix jugent difficile de se loger et sont pessimistes pour l'avenir selon une enquête publiée mercredi.

Une génération de Tanguy malgré eux. Les 18-29 ans n'arrivent pas à se loger et redoutent le pire pour les années à venir. Ainsi, 85% d'entre eux estiment qu'il est difficile de trouver un logement pour un jeune aujourd'hui en France, selon une enquête CSA pour le réseau immobilier Guy Hoquet, publiée mercredi.

Cette difficulté est ressentie aussi fortement en Ile-de-France qu'en province - 85% contre 84%- et elle préoccupe encore davantage les jeunes vivant encore chez leurs parents: près de neuf sur dix (89%) expriment cette inquiétude au moment de chercher leur premier logement. Les chiffres à retenir.

Une situation vécue comme "plus difficile" que celle de leurs parents

15%. C'est la part des 18-29 ans qui estiment qu'il est "facile" de trouver un logment.

70%. C'est la part de jeunes exprimant le sentiment de rencontrer davantage de difficultés que leurs parents au même âge, au moment de louer et a fortiori d'acheter (82%) un logement.

Et les deux tiers d'entre eux (67%) s'attendent à voir croître ces difficultés à l'avenir, tandis qu'un sur deux (48%) anticipe une hausse du prix des logements à l'achat dans les trois prochaines années.

35% à 50%. C'est la part du revenu net mensuel des 18-29 ans consacré au budget, contre 24% pour l'ensemble de la population. Près de quatre jeunes sur dix (et 54% des 18-20 ans) affirment ainsi rencontrer des difficultés pour payer leur loyer ou rembourser leur emprunt.

17%. C'est la faible part des jeunes satisfaits par l'action du gouvernement en matière de logement, contre 83% d'insatisfaits. Par ailleurs, seul un jeune sur cinq a déjà entendu parler de la loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (Alur) récemment publiée au Journal Officiel, et dont certaines mesures comme l'encadrement des loyers ou la garantie universelle des loyers (GUL) entreront en vigueur progressivement, d'ici le 1er janvier 2016.

Ils estiment aussi que pour améliorer celui-ci, le gouvernement devrait en priorité intervenir sur les prix (45%), donner des aides financières (43%), ou réquisitionner des logements vacants (37%).

Ce sondage a été réalisé par internet en mars 2014, sur un échantillon national représentatif de 882 personnes âgées de 18 à 29 ans.