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Libération de Sophie Pétronin: les autorités restent prudentes

Alors que la libération de l'otage a été annoncée mardi soir par son neveu, les autorités gouvernementales gardent le silence quant à la situation de l'humanitaire.

Quelques heures après l'annonce de sa libération par son neveu, la situation de l'otage au Mali Sophie Pétronin reste floue. Ce mercredi lors d'un point presse, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a d'ailleurs décliné tout commentaire sur cette affaire.

"Je me garderai d'avoir tout propos dans ce contexte, dans des heures et des jours qui peuvent être parfois cruciaux (...) Je ne veux pas interférer dans cette situation", a-t-il expliqué face aux journalistes.

"La situation n'a pas évoluée"

Ce mercredi, le neveu de Sophie Pétronin, Lionel Granouillac, a lui aussi fait part de ses doutes auprès de BFMTV, après la publication de certaines informations contradictoires. "On peut toujours émettre des réserves tant que le gouvernement n’a pas confirmé officiellement", a-t-il commencé.

"Pour tout vous dire la situation n’a pas évolué depuis hier soir. Les infos diffusées depuis la fin de soirée ne sont pas vérifiées. Ce qu’on peut dire, c’est qu’on est convaincus qu’elle est libre, mais qu’elle n’est pas arrivée à destination, en sécurité", a-t-il encore détaillé.

Mardi, Lionel Granouillac avait expliqué que son cousin (Sébastien Chadaud, le fils de l'otage, ndlr) était présent au Mali pour accueillir l'otage. Ce dernier n'a depuis plus donné de nouvelles.

"Ce qu’on vit actuellement, c’est un black-out radio, je n’ai plus de nouvelles de mon cousin depuis hier soir. C’est assez coutumier du fait, on est habitués à un silence radio qui peut durer 10/12/24 heures, après il nous recontacte, les liaisons avec le Mali sont compliquées. On ne s’inquiète pas, on est sereins, les dernières nouvelles c’est que l’ambassade prépare son arrivée mais, on n'en maîtrise pas le timing."

Prudence des autorités

Lors de son intervention, Gabriel Attal a toutefois donné plusieurs pistes pour expliquer le silence des autorités. Il a invoqué des raisons de prudence: "C'est un sujet, comme toutes les questions d'otages, extrêmement sensible, et pour lequel, souvent, beaucoup de choses doivent se jouer dans la plus grande discrétion."

La Bordelaise Sophie Pétronin a été enlevée le 24 décembre 2016 par des hommes armés à Gao, dans le nord du Mali, où elle dirigeait depuis des années une organisation d'aide à l'enfance. Elle est supposée avoir été retenue avec Soumaïla Cissé, ancien ministre, candidat à la présidentielle et chef de l'opposition au Mali, par des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda.

Plus d'une centaine de jihadistes ont été libérés de prison au Mali depuis ce week-end pour obtenir la libération des otages.

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV