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Les PV pourraient augmenter

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Le député UMP Gilles Carrez propose d'augmenter le montant des amendes de stationnement de 11 à 20 euros, pour financer l'amélioration des transports en commun en région parisienne.

A Paris, le montant des amendes de stationnement pourrait progressivement passer de 11 à 20 euros. C'est l'une des propositions du député UMP du Val de Marne Gilles Carrez, rapporteur général du budget, pour financer une partie du futur réseau de transports du Grand Paris. Cette proposition (et d'autres) figure dans un rapport provisoire remis le 4 août au Premier ministre François Fillon. Une augmentation qui serait une première depuis 1986 et qui risque de faire beaucoup de vagues.

« L'automobiliste préfère courir le risque d'une amende »

Rappelant que l'amélioration des transports en commun en région parisienne est « indispensable » et qu'elle va coûter « entre 20 et 30 milliards d'euros », Gilles Carrez défend sa proposition concernant les PV de stationnement. Une mesure « très raisonnable » selon lui, qui rapporterait 100 à 120 millions d'euros par an : « en 1986, l'amende pour dépassement de stationnement coûtait 75 francs. Aujourd'hui, ça coûte 11 euros. Donc ça n'a pas du tout été actualisé. Ça pose des problèmes. Les élus parisiens le disent régulièrement : comment mener une politique de construction de parkings de stationnement payant si l'amende est seulement à 11 euros ? Beaucoup d'automobilistes préfèrent courir le risque d'avoir une amende, dès lors qu'ils trouvent une place, plutôt que d'aller 3 ou 4 heures au parking. »

« Il est normal que les usagers de la route contribuent »

Et Gilles Carrez d'avancer l'argument "écolo" : « C'est l'esprit du Grenelle : nous devons tous avoir des préoccupations d'environnement. Ne trouvez-vous pas normal que face à un très gros effort pour améliorer le système de transport collectif, on demande aux usagers de la route de contribuer ? Je trouve ça plus réaliste que la mise en place d'un péage urbain, qui serait très pénalisant pour les banlieusards, déjà assez défavorisés. »

« L'usager des transports en commun, déjà en galère »

En revanche, pour Roger Karoutchi, président du groupe UMP au conseil général d'Ile-de-France, il n'est pas question de pénaliser le contribuable immédiatement : « Tant que l'offre de transports publics n'aura pas été améliorée - ça veut dire de nouvelles lignes, plus de confort, de régularité - je suis très opposé à l'augmentation des tarifs pour les usagers. Parce que l'usager qui est déjà en galère sur le RER A, sur le RER B, sur la ligne 13 ou la ligne 1 du métro, il ne va pas en plus payer davantage la galère ; il ne faut peut-être pas exagérer. »

La rédaction, avec Marion Lagardère-Bourdin & Co